‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 145 sur 173 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

pirait le nouvel ordre de choses établi par cet être étranger, qui bouleversait l'empire des mau* vais génies.

Les paroles que Jésus-Christ adresse au démon, reçur^t de Marcion une interprétation fort curieuse : le Sauveur reprit le démon , disait le doc-» teur de Sinope, parce que cet enËmt des ténèbres prétendait connaître Jésus-Chrbt, en l'appelant le saint de Dieu; tandis que le vrai Dieu était encore inconnu, aussi bien que son envoyé.

Au verset trente-cinq succédaient quelques pas* sages tirés des versets seize à trente , et Tertullien profita 4i^- verset vingt-^neuf, que conservait Marcion, pour lui prouvei: que Jésu^Christ n'a pu avoir une simple aj^rence de corps, les Juifs ayant voulu le saisir et le précipiter du haut d'une montagne. Les versets quarante et quarante-un, relatant une imposition des mains, servent au

docteur africain au même but

Le verset quatorze du cinquième chapitre , rapportant l'ordre domié par Jésus-Christ à un lépreux de se conformer aux rites judaïques, pouvait déplaire à Marcion; il le conserva pourtant, disant que Jésus-Christ avait trop d'indulgence pour exiger que les Juifs renonçassent tout à coup à des lois si long-temps observées.

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Il conserva même l'expression de fils de r homme ^ au verset vingt-quatre; Jésus-Christ^ disait-il, voulait bien paraître tel.

Le récit de la bienveillance avec laquelle le Sauveur traita le publicain, lui faisait plaisir; il prétendait que cette bienveillance provenait de ce que le publicain était adversaire de la loi que Jésus-Christ allait combattre.

U expliquait les différences entre les disciples de S. Jean et ceux de Jésus-Christ , dont parle le verset trente-trois^ par la circonstance que l'un de ces chefs servait le dku des Juifs et l'autre le père inconnu^ l'Être suprême. La parabole du vieux vétemjent et du vin jum^eaù (versets trentesix à trente-neuf), était, pour Marcion, la mamfestation la plus éclatante et la plus solennelle de la glande antithèse du christiani^ne contre k mosaïsme.'^

La première partie du sixième chapitre lui fournissait une nouvelle preuve que Jésus-Christ n'attachait aucun prix à la célébration judaïque du septième jour; mais les anathèmes prononcés au vingt- quatrième verset étant peu conformes

1 Yoj. ci-dessus^ p. 346.

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