‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 146 sur 173 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

à ridée qu'il se Êdsait de son Dieu de mansné-lude , il prétendait qu'ils devaient s'entendre plutôt dans le sens de l'admonition que dans celui de la malédiction.

Les versets vingt-sept à trente-un lui fournissaient l'une des principales antithèses entre l'ancienne et la nouvelle religion.

Il conservait le chapitre sept, en disant, à Toccasion du verset vingt-trois, que S. Jean prenait de Jésus-Christ un sujet de chute iet de scandale, parce qu'il ne pouvait pas reconnaître en lui le Cliristos du démiurge. Il s'applaudissait surtout du verset vingt-huit de ce chapitre, en faisant remarquer qu'en effet le plus petit du royaume de Dieu était plus grand que le prophète le plus distingué de l'empire du démiurge.

Les versets vingt- neuf à trente -cinq, ne lui convenant pas, furent re jetés. U lui paraissait contraire à la nature de Jésus-Christ de boire du

vin. '

Au chapitre huit, le verset dix-neuf, parlant de la mère et des frères de Jésus-Christ , fut re^

1 Son dokëtistne aurait pu s'accommoder de cette action : l'ange Raphaël, étant avec Tobie^ avait fait semblant d« boire et de manger. Yoj. ci-dessus^ p. 169..

tranché. Marcion prétendait qu'on avait annoncé une mère et des frères du Sauveur uniquement pour lui tendre un piège, et qu'il y répondit : Qui est ma mère? Qui sont mes frères? Marcion empruntait cette phrase à S. Matthieu, ei la plaçait dans S. Luc; verset vingt- un, 'avant ces mots : Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent rha parole.

Les versets quarante-^un et quarante-huit lui fournissaient l'occasion d'un sophisme très-curieux : il prétendit que Jésus-Christ adressa des proies de bienveiUance à la femme malade, Vur la récompenser de n'avoir pas suivi la loi du chapitre quinze du Lévitique. ^

Il trouva au chapitre neuf, verset irente-cînq, une exhortation aux Juifs de ne plus écouter ni Moïse ni Élie, mais le seul envoyé du Dieu suprême 3 ^ sa passion pour les antithèses le conduisit à une sorte de mauvaise plaisanterie au sujet des versets quarante-six a quarante-neuf. L'envoyé de l'Etre suprême, dîsait-ôl, laisse approcher les petits, et les bénit; l'envoyé du Dieu des Juifs, Elisée, fait dévorer les en&ns par les

1 Loi qui loi défendait de toucher quelqu'un.

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