CHAPITRE III
âseaux de Marcion , offrait tant de lacunes , que TeituDien se lasse de les énumérer, et qu'il se borne à inviter ses lecteurs à se charger eux-mêmes du travail facile de comparer les deux codes Au premier chapitre, Marcion n'avait changé que le verset dix-sept, pour ne pas admettre d'appel aux anciennes prophéties, mais sa faux destructrice s'était promenée d'autant plus arbitrairement du verset onze, chapitre huit, jusqu'au chapitre dix. Il ne sauva du chapitre huit que les versets douze à dix^sept, qui combattent le crag^ et célèbrent le Tgv&viÂoê d'une manière conforme à son système. Le chapitre neuf, qui rappelle les prérogatives des Juifs, lui semblait intolérable. Au chapitre dix, les versets cinq à vingt-un, et au chapitre onze, les versets un à trente-deux, qui citent Moise et les prophéties, lurent proscrits. Il conserva pourtant les versets trente-quatre et trente-cinq de ce, chapitre, quoique ce soient les paroles d'un prophète. Ce n'était pas non plus par inconséquence; il les attribua au Dieu suprême. Les deux derniers chapitres de cet ouvrage furent entièrement retranchés. ^
1 Cf. Eichhorn^ Einleitung^ yol. m^ première pa¥tie> p. 36^ note. 1.
Dans la première épître aux Cormtliiens , S glissa, pour gagner une antithèse plus tranchante entre les hommes attachés à l'Être suprême et les autres , le mot de (To(plcc après celui de Suvecjxiç, au verset dix-huit. Ennemi du mariage , il eut la dureté de supprimer au chapitre onze cette phrase, qui proclamait une ère nouvelle dans les rapports des deux sexes : La femme est la gloire de r homme. Il ne fit que de légères altérations au chapitre quinze de cet écrit, et de plus légères encore dans la seconde épître à la même communauté.
Dans Tépître aux Galates , au contraire , il rejeta les versets six à neuf du troisième chapitire, qui font l'éloge d'Abraham , organe du Dieu des Juifs; et le verset treize lui fournit une antithèse entre le démiurge, qui maudit l'homme attaché à la croix, et le Dieu des chrétiens, qui bénit le genre humain par la mort sur la croix. Les versets quinze à vingt-cinq, les versets vingt-sept à vingt-neuf et les deux premiers du quatrième chapitre , furent proscrits. Ce chapitre subit encore quelques autres altérations; Marcion interprétait d'ailleurs allégoriquement ce qu'il y conseillait de contraire à son systèma
L'épître aux Éphésiens , que Marcion intitulait