‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 163 sur 173 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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analogues de leur évangile de prédilection , et ils n'hésitèrent pas à substituer les premiers aux se^ çonds. Cest ainsi qu'ils préférèrent plusieurs fois S. Matthieu à S. Luc. Enfin , ils intercalèrent dans la narration de ce dernier quelques parties de S. Jean , qui semblaient de nature à^ remplir des lacunes. Cest ainsi qu'ils s'emparèrent du dix-hui-tième verset, chapitre premier j du vingt-huitième, chapitre sept; du dix-neuvième, chapitre huit, et de quelques autres, qui pouvaient prouver, à ce qu'ils imaginaient, que le Sauveur des chré-* tiens était venu pour révéler un Dieu entièrement inconnu; que les sages les plus éclairés de la Judée et de sa capitale n'avaient pas connu ce Dieu, et qu'il n'était pas le fils du créateur des choses visibles.

Il y a plus, ils reçurent dans leur évangile des passages entièrement contraires à leurs idées, avec la seule. précaution de les altérer au point de les feire parler en leur faveur. Cest ainsi qu'en place de la déclaration formelle de Jésus-Christ, qu'il n'était pas venu pour dissoudre la loi, mais pour ï accomplir y ils mirent celle qu'il était venu, non pour accomplir, mais pour dissoudre la loi. ^

1 DiaL de recta fide, p. 83o.

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Celaient là des travaux qui tendaient à consolider la doctrine de Marcion. Les marcionites établirent bientôt des enseignemens qui tendaient à la réformer, et, dans ces dernières tendances, ils s'éloignèrent les uns des autres au même degré qu'ils s'éloignaient tous de leur chef.. Ceux d'entre eux qui acquirent le plus d'influence dans leur parti et le plus de célébrité en dehors, forent Marcus, Lucain et Apelles. Potitus, Syneros, Prépon et Python formèrent aussi de petits partis, en se rattachant, en quelque sorte, à Marcion; mais ils excitèrent si peu les craintes ou l'attention des orthodoxes, qu'à peine ces derniers nous en parlent *

Marcus, dont le nom se rencontre fréquemment dans rhistoire du gnosticisme^, et qui figure tous son nom dans l'un des monumens les plus curieux qui nous soient restés sur les doctrines des marcionites 3, paraît s'être trouvé plus sou-

1 Théodoret, Hœret. fahul. , lih, I, c> 25.

2 On connaît trois docteurs gaostiques du nom de Mareiis. Premièrement, le nôtre; ensuite ^ un disciple de Yalèntin , le plus célèbre des trois ; enfin ^ un théosophe de Memphis; qui est allé, au quatrième siècle^ fonder en Espagne la secte des agapètes.

3 J'entends le Dialogue de recta fide, qui est faussement

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