‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 17 sur 173 · CHAPITRE t · texte numérisé non relu

CHAPITRE t

choisir et de Étire le bien ou le mal , ce n'est pas non plus l'Être suprême seul cpii le créa. Il lui a donné l'ame ou l'intelligence, qui a existé avant le corps , et qu'il a unie avec le corps , conune l'exprime le Code sacré dans la formule vulgaire : Dieu souffla son haleine dans' les narines de V homme. Mais dans son état actuel, l'ame humaine possède un élément qui n^est pas de Dieu, car elle se compose d'un principe rationnel ^ et' d'un principe irrationnel ^. Dieu n'a fourni que le premier, qui répond au logos et au vm (intelligence )3; le second, le principe ànti-rationnel , celui des penchans et des passions qui enfantent le désordre^, provient de ces esprits inférieurs ^ qui remplissent les airs comme ministres de Dieu, et qui sont les protecteurs des hommes, mais qui n'ont pas eu assez de puissance pour nûeux faire. ^

1 Kùyènèv*

i KXoyùv.

3 Cest ee principe qui commamqtte arec Dieu et avec le l<^s. Cette opinion a été reçue également par les gnostiques.

4 Bvfxtnèv et iTrtBvjMfltK^v.

5 "i^v^eù^ Xoyoi'i S'aiifjLovtç»

6 De Migratione Abrahànd, p* ^iS. J)e Linguar, can" fusione, p. 346. De Profugis, p. 46o« De eê quoi, etc.,

6S SECTiaN I..

Cependant ce corps, qui est pris de la terre, et ce principe irrationnel , qui est si peu digne de Dieu 9 sont haïs de lui, et l'ame rationnelle qu'il a donnée à l'homme est comme captive dans cette prison , dans ce cercueil qui l'entourent. ^ Au reste, Tétat actuel de l'homme est bien différent de son état primitif, où il était l'image du logos : une chute déplorable, causée par la volupté^, l'a précipité de sa première hauteur; mais il peut s'en relever en combat^tant le mal, dont Dieu n'a permis l'existence que pour lui fournir l'occasion d'exercer sa liberté, et en suivant les directions de la sophia et des anges que Dieu Itd envoie pour l'aider à se dégager des entraves du corps; 5

p. 180. De SamnUs, p. 578. De Opificio^ p. 3i. Phiton emprunte encore ici à Zoroastre et a Platon, et fournit de son côté se% idées aux gnostiques.

1 De Migratione Abrahami, p. 389.

2 Cette idée est devenue si populaire chez les Juifs, qu'elle s'est communiquée à tous leurs docteurs , et que, passant de là aux Pères, elle est devenue dominante chez les interprêtes de la Genèse, même chez les interprètes philosophes, qui voient dans les premiers chapitres de la Genèse plutôt un nvfthe qu'une histoire»

3 De Opificio, p. 17 à 33, 38. DeSomniis, p. 687. De Profifgis^ p. 464* ,Dç Gigantibus, p. 291.

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