‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 22 sur 173 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

pendant une période de douze mille ans, les espaces que n'éélaire aucun rayon de lumière, le noir empiré des ténèbres. Cet intervalle devait suffire pour décider la lutte entre la lumière et les ténèbres, en-^ tre le bien et le mal; mais Ahriman avait résolu de combattre son adversaire avec toutes les ressources de sa puissance. Il avait créé une foule innombra* ble de mauvais génies, de devrs, qui remplissaient le monde et y disputaient partout Tempire à Or* muzd et à ses auxiliaires. En effet, l'armée d'Âh* riman était aussi nombreuse que ceUe du roi des lumières. Aux sept amshaspands étaient opposés sept archidevFS, attachés aux sept planètes, para-^ lysaQt leurs efforts pour le bien et y substituant le mal; aux izeds et aux ferouers résistait l'immense corps des devrs, répandant tous les maux de l'or* <jlre physique et moral : la pauvreté , les maladies , l'impureté, l'envie, le chagrin, l'ivresse, la feusseté, la calomnie et leur horrible cortège ^ Ils étaient, connue les bons génies, des deux sexes. Le dragon était l'image de leur chef Ahriman. L'un

1 Sur Ahriman, Zend-Aresta^ vol. I, partie a, p. 81; 193, 4o3, 4o4» 4^4 > etc. Sur les dcws et archidews^ H., vol* I; partie 2, p. 80; vol. n^ p. 35o^ 355^ 356.

Sa SECTION I.

des plus puissans, des plus pernicieux, se nomutiait Âschxaogh, impur serpent à deux pieds. ^

Bientôt la gUerre entre les deux empires était descendue des régions intdlectuelles et supérieures jusque sur la terre. Ormuzd, après, un règne de trois mille ans, avait créé le monde matériel en six périodes, appelant successivement à Texistence, la lumière ^ l'eau, la terre, les plantes, les animaux et l'homme. Âhriman avait con* <;ouru à la formation de la terre et de l'eau, puisque les ténèbres étaient d^à dans ces élémens , et qu'Ormuzd n'avait pu ,en exclure leur maître.

Il en avait été de même de la création de llionmie. Ormuzd avait produit , par sa volonté et sa parole, un être qui était le type et la source de vie universelle pour tout ce qui existe sous les ^eux 3j mais son adversaire était parvenu à le

1 TUnd-ArtaisL, vol. I, partie a, p. iio, 3o5, 365, 377.

2 Oe$i la lumière terrestre, qui n'est qu'une faible image de la lumière céleste, élément de PÉtre suprême.

5 Cet être portait le nom de Vie, et le taureau, qui en est le symbole sur la terre, porte dans le Zend le même 'nom. C'est ce qui engagea le traducteur français du Zend- Avesta à rendre le mot de wV ou de principe primitif dé! ia vie, par celui de taureau. Viàèt qui domine dans l'anthro-

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