CHAPITRE I
tuer dans la forme dont il était revêtu; et lorsque Ormùzd eut fait venir, 'des semences recueillies et épurées de cet être, le premier couple des hommes, Meschia et Meschîàne, son ennemi avait trouvé moyen de séduire et de corrompre encore ces derniers ^ Non-seulemoit il avait altéré de cette manière la nature des honunes, il .avait encore opposé aux bons animaux appelés à l'exis-teace par Ormuzd , des animaux aussi médians (pie les loups, les serpens et les insectes véné* neux, et, en général, il avait répandu le mal et la mort sur toute la création.
Telles étfident les œuvres d'Ahriman, qui avaient obligé Ormuzd d'augmenter l'armée des génies purs. Cependant , malgré les célestes secours dont il s'entoura et malgré la bien&isante influence qu'exercent ces esprits dé lumière, Ah-
pogooie du Zend-Avesta^ est celie qu'il j a dans rhomme un principe pur, proyenant de l'Être suprême, et uu principe impur, qui provient d'une influence étrangère. C'est cette idée dominante qu'ont saisie les kabbalistes, et après eux les gnostiques et beaucoup d'autres docteurs.
1 Zeud-Avesta, vol. H, p. 377 et suiv. C'est au mojen de lait^t de fruits qu'Ahriman parvint à séduire les premiers bommes, et ce fut la femme qu'il gagna d'abord.
riinan fait souvent triompher l'empire des ttoèbres dans le cours des trois dernières périodes qui forment le cycle des douze mille ans. Néan-^ moins les âmes pures n'ont rien à craindre : elles sont . assistées par les bons esprits. Le triomiplie du bien est résolu dans les arrêts de l'Etre su-^ préme : l'époque de ce triomphe arrivera in&illiblement Au moment où la terre sera/ le plus profondément affligée des maux que versent sur elle les esprits de perdition, trois prophètes vont apparaître et porter, aux mortels le secours de leurs lumières. L'un d'eux, Sosiosch, régénérera la terre, et lui rendra sa beauté, sa force, sa pureté primitives. Il jugera les bons et les méchans. Après la résurrection universelle des bons, les esprits purs les conduiront au séjour de l'éternelle félicité. Ahriman, ses mauvais démons et tous les méchans seront eux-mêmes purifiés dans un torrent de métal liquide. Dès-lors la loi d'Ormuzd régnera partout; tous les hommes seront heureux : tous, jouissant d'un bonheur inaltérable, chanteront avec Sosiosch les louanges de l'Être suprême.*
Telle était la princip^e doctrine que les Juifs
I Zend-Ayesta^ t. U^ p. 278^ 4^1 à 4i5.