‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 24 sur 173 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

rencoiitrèrent en Asie; et l'on voit, par ce simple coup d'oeil 9 combien elle offrait d'analogies avec ^ celle qu'ils y apportaient eux-mêmes, combien die leur présentait* de germes pour développer leurs opinions. Cependant, avant d'examiner les idées qu'ils en adoptèrent, nous avons un mot à dire sur les autres théories orientales qui se recommandaient en même temps à leur attention* La ville et l'empire de Babylone possédaient une ancienne et nombreuse caste de prêtres, que l'on distinguait en Mages et en Chaldéens. Les mages semblent remonter à une haute antiquité, et les Chaldéens , en faisant la conquête de Baby-^ loue, paraissent en avoir conservé l'institut, en le combinant avec celui de leurs prêtres, toutefois de manière à éviter une fusion entière des deux corps. Les. uns et les autres , suivant les renseignemens un peu confus des anciens, s'occupaient principalement d'astrologie, d'oracles et de magie/ Les anciens mages y avaient joint des connaiss^ces astronomiques qu'il ne faut ni trop exagérer ni trop abaisser ^ Eln tout cas , ce ne fut pas celui

1 Ideler^ sur les connaissances astronomiques des Ghaidéens, dans les Mémoires de FAcadémie de Berlin, années i8i4 et i8i8 (réimprimés en 4818, en allemand).

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de leurs mystérieux trésors, qui tenta le plus les Juifs. A l'époque où ces derniers se trouTaient à Babylone, les diverses dasses de mages se distin* guaient en âégètes des écritures figurées, interprètes de la nature, interprètes des songes, astroncnnes, devins et chaldéens ^ , sous l'autorité d'un chef de haute puissance; mais il est. aussi difficile de préciser leur véritable savoir, que leurs rapports exacts avec les Chaldéens, dont ils se distinguaient, et avec les partisans de Zoroastre , dont ils n'ont ni entièrement adopté ni rejeté la réforme ^. Les Juifs n'ayant guère pris chez eux que la croyance et les pratiques de la magie, ce point de doctrine est à peu- près le seuL qui nous intéresse^. *Il est vrai

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• 1 II faut, 8&nà doute , joindre à ces -classes celles des his* toriographes (Esth. i , 1 3 ) et des chantres sacrés (Q. Cnrtîus^ V> ^)* Çf- Bertholdt^ Version de Daniel, p. 835 sq.

2 Les cjrlindres et les pierres gravées que Ton trouve i Babjlone nous laissent dans le doute à ce sujet,' puisqu'ils s^expliquent par la seule époque persane. Heeren, Idées sur la politique,' les relations et le commerce des anciens^ t. II, p. 1^.

3 Les éons s'expliquent si bien par lesfirouers de Zoroastre et les idées de Platon, que nous n'avons pas besoin de recourir nxLxjynges des Chaldéens, citées dans les oracles de Zoroastre. Voyez Bmcker, Hisioria de ideis, page 5, 64.

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