‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 25 sur 173 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

queZoroastre ayant combattu vivement la magie, et Daniel, qui en devait être également l'ennemi, ayant accepté les fonctions de chef des mages, on serait tenté de croire, qu'au tonps de l'exil ces prêtres avaient abandonné leurs pratiques superstitieuses. Il est pourtant incontestable, que les exilés adoptèrent précisément ces pratiques; et il paraît , d'après cela , que, si les grandes villes reçurent la réforme de Zoroastre, les habitans des campagnes, dont le vulgaire des Juifs se rapprochait par ses mœurs , conservaient encore les anciennes erreurs^ Dans tous les cas, les Babyloniens ayant appartenu à la race commune des peuples assyriens , mèdes et persans, et Zoroastre n'ayant fait que réformer les antiques doctrines de la région d'Ériène ^ les croyances de ces nations, qudiques nuances qu'elles eussent reçues dans le cours des siècles, ont dû offrir encore d'intimes analo^es, et les Juifs ont pu dès-lors participer ai2x opinions de leurs différens maîtres.

U n'est pas jusqu'aux Indous dont les Juifs n'aient pu connaître quelques doctrines en Perse.

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i Voj. Rhode, Die heilige Sage des Zentboik^s, tic, (Duc* trine des peuples Zenà), p. 65.

Zoroastrè avait eu des relations avec l'Inde , et la Perse a toujours eu l'œil sur les enseignemens de ses méditatifs voisins. ^

Cependant, si les gnostiques ont reçu c[uel'« ques idées indiennes, et peut-être même ebinoi'ses ^ , les rapports qui se sont établis entre les

1 Anquetil Daperron, Mémoires de rAcadémie des inscriptions^ vol, XXXI^ p. 337 et 338.

2 La citation suivante^ empruntée au philosophe Lao- Tsea^ a Pair si kabbàlistiqne et si gnostique^ qu'il ne dépendrait que de nous de le faire^ passer, par les comnrtinications de Fexil, pour l'un des précurseurs de la kabbale et de la gnosis. ^ Avant le chaos qui a précédé la naissance « du ciel et de la terre, dit Lao-Tseu, un seul être exis- « tait, immense et silencieux, immuable et toujours agis- « sant : c'est la mère de l'univers. J^gnore ton^ nom ; iriais « je le désigne par le mot raison, L'homme a son modèle « dans la terre, la terre dans le ciel, le ciel dans la rai- « son, la raison en elle-même (ce sont la 0-/9/^, la 0-o^iae, « lesferouirs, les idées ^ les éons),^ Voj. Abel Remusat, Mélanges asiatiques, vol. I, 94 à 96. Les analogies que oe célèbre orientaliste remarque entre la doctrine de Lao-Tseu et celle des Juifs, et qui s'étendent jusque sur le nom de Jéhovàhj lui paraissent provenir de la dispersion en Asie des 'dix tribus vaincues et emmenées captives par Salmanazar. Au surplus, la raison humaine, qui est à peu prés la même partout, peut tomber, en divers lieux et en divers temps, sur les mêmes idées sans qu'il j ait communicatii»n«

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