CHAPITRE I
des êtres , qui ne sont que des sources de vie, des Tases de toute-puissance , des types de création : ce sont la couronne j la sagesse^ la prudence^ la magnificence^ la sévérité y la beauté ^ la victoire^ la gloire , le fondement et X empire. On voit que ce sont là proprement les attributs de l'Etre suprême. Cest par ces attributs qu'il se révèle; et ce n'est pas Dieu lui-même que l'esprit humain peut reconnaître dans ses oeuvres; ce n'est que son mode de s'y manifester. Dans tous les cas, c'est ime vérité profondément métaphysique, que les kabbalistes mettent ici en avant
La preuve évidente que ces sephiroth ne sont que les attributs de Dieu, se voit en cela, que la Kabbale leur accorde, à chacune, l'un des noms plus ou moins solennels qui servent dans leur langue à la désignation de l'Etre suprême. ^
1 Us attribuent à la sagesse le nom de Jehi à la prudence, celui de Jéhomh; à la magnificence, celui à* El; à la séYeritë, celui à'Élohim; à la victoire et à la gloire, celui de Zibaoth; à Témpire, celui à^AâoruU. Us j rattachent encore d'autres idées et d'autres symboles, qui sont trop importans, dans l'explication du gnosticisme, pour que nous paissions les passer sous silence. La couronne , dont le nom se rencontre avec celui de ç-i^avoç, que Parménides don-
Ces dix sephiroth ont servi de types, ^vant lesquels la création s^est faite, et c'est d'elles que
nait à ]'Étre suprême, a aussi le nom d'or, qui est celui à'our, du système des sabiens : c'est donc la lumière. Ce{>endant la couleur noire eài l'un de ses attributs : il j a donc I^dée du génie Our du sabéisme. La sagesse, que certains kabbalistes, qui semblent appartenir à l'Egypte ^ nomment aussi vovç et Xoyoç (oe qui répond au platonisme), est la sophia du gnosticisme. On l'appelle entre autres la crainte, la profondeur de la -pensée, VEdeny et elle porte encore d'autres noms, qui indiquent les passions qui l'agitent, suivant les gnostiques. (Voj. Kahéaia ienudata, apparat, in libr» Sokar, pars .2^ p. 8.) La prudence, la (pfjopufftç de la ^710^^ ou la avvwç des platoniciens, est \m fleuve sortant du paradis, ce qui conduit aux Jourdains An sabéisme; elle est la source de r huile d'onction , ce qui répond au pneuma des chrétiens ; elle est peut-être la S^ÛA'^v^ii des platoniciens. La magnificence a pour symbole la tête de lion, si fréquente chez les gnostiques ; la sévérité est caractérisée par un feu rouge et noir; la beauté, par la couleur verte et jaune (si chère encore au beau sexe de la nation judaïque ) , que nous retrouverons ûhe^ les ophites, et par un miroir illuminant qui s'y rencontre de nfiémé : elle se nomme l'époux de l'élise, titré que reproduit le syslèttie de Vale&tin. La victoire est Jéhovah Zébaoth et la cohnne droite, la colonne de Jackin, si connue dans ce's associations kliystérieuses qui existent encore, et dont les idées, le rite et le lattage se retrouvent dans l'antiquité, à un degré qui serait de nature à les surprendre elles-mêmes, malgré les exagérations qu'elles affectent, d