CHAPITRE I. lOg
qu'Us possèdent, et rétablira dans tout Funivers la primitive et sainte hamvonie qui en fait la félicité.
Cette palingénésie est encore empruntée au parsisme ^ elle ne se trouve nulle part dans les codes hébraïques, mais nous la retrouverons dans les doctrines du gnosticisme.
L'antbropologie de la Kabbale est tirée de la même source.
L'ame de l'homme prend, en dernier lieu, son origine dans l'Etre suprême; mais elle tient plus immédiatement encore aux quatre mondes des esprits. Aussi se compose-t-elle de quatre parties distinctes : du Nepheschj qui provient dé l'Â^iah, et qui est le siège des appétits physiques; du Ruachy qui émane du Jezirah, et qui est le siège des passions; du Neschamakj qui est sorti de Briah, et qui constitue la raison; enfin du Chaiahy qui est émané d'Aziluth, et qui est le véritable principe de la vie spirituelle.^
Toutes les âmes du genre humain ont préexisté dans le protoplaste, et se sont corrompues avec
1 Knorr à Rosenroth^ ad Iriram de revolutione anima^ mm, p. 247.
IIO SECTION I.
lui par rinfluence des mauvais esprits. Elles sont reléguées dans des corps, pour y expier leur faute et pour s'y exercer dans le bien ^ C'est par la prière et la vertu qu'elles peuvent se dégager de leurs, enveloppes. Celles qui, en quittant le corps qu'elles habiten):, ne seront pas assez pures pour entrer dans le monde Aziluthy recommenceront une nouvelle migration^, jusqu'à ce qu'elles soient dignes de prendre part, avec les esprits de lu~ mière , à la contemplation de l'Être suprême , dont la splendeur remplit l'univer^.
Ainsi que nous l'avons dit, ce système, si différent des anciennes croyances hébraïques, n'est guère autre chose que la copie du parsisme, et doit remonter, par cette raison même, jusques aux temps de l'exil.
1 La première ie ces deux idées est empruntée aux ladous; la seconde aux Perses. Il e^t bou aussi de faire remarquer^ à cette occasion^ que les kabbalistes varient be;aucoup^ non-seulement dans leur pneumatologie, mais encore dans leur psychologie. Dans les temps postérieurs quelquesuns d'entre eux ont adopté, en anthropologie^ des opinions platoniques et péripatéticiennes.
2 Idée indiepne^ égyptienne^ etc.^ que le gnosticisme n'a pas adoptée.