‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 38 sur 173 · CHAPITRE I. Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. Il

les affinités avec la Kabbale sont d'ailleurs incontestables tdaûs les apoeryphies du Code judaïque et dans là version des Septàntie , dont le langage mérite notre attenûon particulière.

Le Talmud, qui if existerait probablement point sans Texil, et qui est si contraire au mosaîsme, qu'il n'a pu se feire jour qu'en Tétoufiant, est surtout à consulter ici, sous le rapport de son angélologie. Ainsi que le Zend-Avesta, il confie aux anges le gouvernement des choses. Il en nomme soixante et dix, préposés comme autant de gouverneurs aux divers peuples du monde. Chaque astre, chaque pays, chaque ville et chaque langage même a pour protecteur l'un de ces princes des cieux. Jehuel est, par exemple, le gardien du feu, Michel celui de l'eau. Le premier est assisté-, dans son briUant domaine, par sept esprits, qui se nomment Séraphiel, Gabriel, Nuriel, 'Tammael, Schimschiel, Hadamiel et Samiel. Le seconda également Sept compagnons qui l'assistent, n en est de même des anges gardiens préposés aux animaux sauvages, aux oiseaux, aux animaux privés, aux animaux aquatiques, aux animaux rampans,.aux vents, au tonnerre, à la grêle, ai^x arbres fruitiers, aux arbres sauvages et aux hom-^ mes. Tous ont. sous leurs ordres plus ou moins * 8

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de génies qui se partagent les diverses classes d'êtres ou d'objets à protéger; et cette protection va si loin que les divers sentimens qu'éprouve l'homme, aussi bien que les grandes affaires qui agitent ou qui intéressent l'humanité, ont leurs anges spéciaux. C'est ainsi que le sommeil et l'amour, la grâce et la faveur, la crainte et la terreur, la paix et la guerre, ont chacun leur prince. Û y a plus : un génie particulier veille sur le développement de chaque plante, et dès-lors il ne faut pas s'étonner, qu'il y en ait un qui veille sur la marche du soleil et un autre sur celle de la lune, et que le premier ait deux cent quatrevingt-seize armées sous ses ordres. ^

Cest encore là une croyance puisée dans le parsisme sans aucun déguisement,, et conformée avec soin à l'un des principes les plus essentiels du système de Témanation , à celui suivant lequel tout ce qui est émané de l'Etre suprêm^, est encore, en quelque sorte, l'Etre suprême. De là vient que le mot de £/, ï)ieu, entre dans les noms

1 Ce nombre est exprimé, par le mot haarez, écrit en hébreu, comme les trois cent soixante-cinq intelligences du Plérôme des basilidiens sont exprimées numériquement par le mot Ahraxas^ écrit en grec.

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