‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 40 sur 173 · CHAPITRE I. H · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. H

siècles de notre ère, et que le platomcieii Numénius, qui appelait Platon; Moïse parlant grec y ne fut pas,^ sans doute, le seul enthousiaste q[ue fit la littérature hélH*aïque : son enthousiasme nous est seulement mieux connu, parce qu'il a su mieux Texprimer que ses raiules. ^

Si la version des Septante, faite par ordre des praoïiers Lagides dans la capitale des lettres grecques, attesta, d'un côté, la considération dont le judaïsme jouit; et servit, d'im autre côté, d'organe de communication entre les Jui& et les

1 M. St^oth a publié , dans le Répertoire pour la littérature biblique et orientale dia M. fiiohhorn (t. \Yl, pi 6S), oa Mémoire qui contient de» parallèles tr^s^urieux entre les écnyains judaïques et ceux des autres nations ; . malheureusement il j régne une confusion absolue des temps, et des lieux. L'auteur ne tire aucune conséquence de ses rapprochemens, et il ne pouyait guère en tirer, vu Fétat cbaotique de ses citations.

Ces rapprochemens, joints à ceux qu'>étftblit M» llosenmiiller [Erlauterungen der Aeiligen Schriften aus morgen^ làntUschen Quellen), pourraient devenir Toccasion et la base d'un travail fort intéressant; mais, pour arriver au seul résultat qu'il soit possible d'atteindre, celui de déter* miner les influences réciproques, il faudrait commencer par classer les écrivains suivant les époques et les nations.

Il8 SECTION I.

Grecs, elle nous offre à nous un phénomène spécialement à remarquer.

Elle aussi concourt à nous foire voir dans Alexandrie, où elle fut composée successivement, les gemies de te gnosticisme qui se forma d'abord dans le confluent des doctrines persanes , judaïques et grecques; qui, dans ses commencemens, ne put que ressembler beaucoup à ses sources et à ses modèles, mais qui bientôt déploya Toriginalité la plus remarquable , et fut autre chose que tout autre syst^e.

Le langage des Septante porte des indications irrécusables de l'existence des germes du gnosticisme dans Alexandrie, avant le commencém^t de l'ère chrétienne. Les premiers livres du Code sacré, traduits dès l'ori^ne de l'école d'Alexandrie , où la Grèce , l'Egypte et la Palestine se trouvaient en présence, sans avoir eu le temps de se rapprocher dans leurs idées, portent peu ou point de traces de ce genre. Mais il en est autrement des morceaux qui furent traduits quelque temps ou quelques siècles plus tard. Dans la version du premier livre de Samuel, Dieu est appelé le seigneur des g^ses ^, et ces gnoses sont les sciences

i TveiffîCûV xJpioç, ch. a, y. 3.

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