‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 41 sur 173 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

des choses les plus secrètes. Dans la version dlsaîe^ le mot de gnàsis désigne encore une science secrète j celle de la magie ^. Le mot de gnosiikos ne se rencontre pas, qUe je sache, dans les Septante; mais celui de gnosiès signifie, chez eux, un honune versé dans les choses divines, ce qui répond parfaitement à l'idée que, plus tard, on attachait à celui de gnosiikos y contemplateur du monde ,des intelligences. >

Quand on considère que le G>de des Juifs ne fut traduit que successivement, soit par des Grecs formés en Egypte , soit par des savans venus de

1 Gh. 47> 10.

2 Le mot de yyeiç^ç répond à l'idée de voies, divlnaior, Wiscens occulta. Cf. Schleussner, Naçus Thésaurus phiblo^ gicus in LXXf au mot yvtiç^i* Le savant Micbaelis {Disser^ tàiio de indicUs philosophiœ gnosiicœ iempore LXX* In Syn^ iagma comment. Gœtting., 1667, Partie 2, p. 249) s'est exagéré beaucoup le gnosticîsme du langage des Septante ; .il en a trouvé des traces où la critique n'en< découvre aucune f mais d'a^utres ont poussé la critique trop loih^ eu tâchant d'effacer ces traces dans dies passages où elles se trouvent réellement. (Emesti, Exeg. Biblioth., vol. YIII, p. 721.) Noujs verrons bientôt que la même chose est arrivée dans la question àe% traces de gnosticisme qui se trouvent dans le langage du Nouveau Testament.

Jérusalem» ob çoioprend qu'il doit régner dans le langage de cette version une variàté aussi ins* tructive que remarquable. ^

L'affluence dans Aiestandcie des philosophes et des doctrines de tous les peuples a dd nécessairemamt modifier, plus d'une Ibis, le langage dé o^te poignée de Grecs que le génie d'Alexandre transporta sur les extrémités de l'Egypte, et que le destin rendît bientôt d^»osilaire de tout ce que l'esprit humain avait jusqu'alors produit de systèmes. En effet, à peine cette population estelle installée dans ces édifices qui doivent recevoir les trésors de l'ancien monde, et sur ces ports qui doivent en accueiUir de nombreux vaisseaux, fidsant, entre tous les peuples , l'échange de ces tré^rs, que des richesses d'un autre g^ire viemient y aborder de toutes parts. Les Laides convertissent en musées et en bibliothèques quelques-uns des édifices du quartier qui ne renferme que des palais, et, dès ce mo- ^nc^it, Alexandrie devient le théâtre de tous les . enseignemais et celm de toutes les révo^uticms,

1 Voj. notre ^sm hi^tQiiqne fur ïicoUi d'AJi«(aadiie, t. I, p. 74.

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