CHAPITRE I
de toutes les ot>n|biiiaisotis qu'ils en&iitent Dans les conunenceniens, ce fut le platonisme qui dor mina; bientôt il s'associa le pythagoréisme et le péripatétisme. Mais aucun de ces systèmes n'avait plus sa primitive pureté, et aucun ne conserva celle qu'il avait encore. Les antiques doctrines de l'Egypte et de la Grèce, les enseignement mystérieux de la Thrace et de la Samothrai^e » d'Eleusis et de Sais, pénétrèrent dans les trois principaux systèmes de la Grèce, et des doctrines qui n'avaient eu jusqu'alors ni contact ni affinité avec eux, vinrent se combiner avec leurs principes, ou du moins s'alimenter à leur source. Dans la personne d'Aristobule, le judaïsme s'empara d'Aristote ; dans celle de Philon , il s'implanta le platonisme^ les esséniens et les thérapeutes réunirent cQ que les prêtres de l'Egypte et de la Perse, ce (ff^ Pytbagore et Platon leur offraient de plus. suUime, et leska})&alistes» renchérissant sur eux, firent entrer dans leurs enseignemens le zoroastrisme presque tout entier.
De deux révolutions nouvelles, opérées sur cet in^posant théâtre, sortirent biei]Ltôt deux doctrines nouvelles, les plus r^arquables et les dernières de l'anci^ monde. L'une et l'autre s'élevèrent immédiatement après l'établissement du
christianisme. L'une se combina avec ce système*: c'est celle des gnostiqueSj dont nous venons de fidre connaître les précurseurs avant l'ère chrétienne; l'autre combattit et les gnostiques et les chrétiens : c'est celle des nouveaux platoniciens , que nous retrouverons plusieurs fois dans le courant de ces recherches, et dont nous suivrons peutêtre un jour les travaux jusqu'à l'émigration de leurs derniers descendons en Perse.
Traces des Doctrines gnostiques depuis rétablissement du christianisme.
Nous venons de voir ce qui a préparé le ^osticisme de loin ; nous allons examiner ce qui Fa préparé dé près , ce qui l'a fait surgir' tout k coup du milieu de tous les étémens qui l'enfermaient. A partir de l'établissement du christianisme, ses germes, se montrent à découvert S'il avait passé dans le langage des interprètes judaïques, qui traduisirent en grec les anciens codes des Hébreux, il dut s'introduire facilement dans le langage des écrivains de la nouveUe société religieuse qui venait de sortir du judaïsme; qui