‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 46 sur 173 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

très, réiuiis au chef- lieu de leurs églises naissantes, il avait conservé des partisans, qui bientôt formèrent secte; qui s'augmentèrent de jour en jour; qui se répandirent sur toute la Palesr tine, la Syrie et quelques iles; qui adoptèrent des codes et un culte particulier, et se conservèrent jusque sous les rigueurs des descendans de Constantin.

Ces sectaires, connus sous les noms d'Ébionites et de Nazaréens , ne sont pourtant pas ceux que les premiers auteurs chrétiens combattent le plus vivemmt, quoique plusieurs de leurs opinioQS se rapprochent de celles du gnosticisme , comme nous verrons dans la troisième partie de * ces recherches. Ce furent des hommes qui s'étaient fendliarisés d'abord avec les opinions des essé-» niens, des thérapeute^, de Philon et des Labbalistes, et qui les avaient échangées^ en partie , contre celles du christianisme, que les apôtres signalèrent comme les ennemis les plus dangereux de la véritable gnos^s, de la leur, et conune les plus obstinés part.isans d'une gnosis pseudo^ nyme^.C est ce que va nous apprendre un coup

1 Expression de S. Paul.

l5o SECTION L

dited sur les Lettres et les Commentaires Idstori^ <{ues de ces écrivains.

Les premières de ces lettres pastorales, celles que S. Paul écrivit de Corinthe aux chrétiens de Thessalonique , portent peu. ou point de traces de cette lutte. La Macédoine ne s'était guère intéressée aux questions qui agitaient les habitans de l'Egypte et de la Palestine ou leurs méditatifs voisins. *

P^ns l'épître aux chrétiens dé la Gallo-Grèce en Phrygie, S. Paul se borne à combattre les zélateurs des lites du mosaisme. On y voit que la scission entre eux et les chrétiens purs était déjà arrivée au point que l'apôtre put leur reprocher de suivre un autre évangile que le sien 2. Il y montre que le mosaisme ne fut qu'une institution élémentaire, calculée pour l'enfance .du genre humain.

1 On trouve bien dans ces deux épîtres , sur les signes qui précéderont la résurrection, quelques images qui rap-' pellent celles du Zend-Avesta ; mais ces images d'anges et de trompettes étaient généralement reçues dans l'Orient e| chez les Juifs. On y troi^ve aussi (2 Thés,, 1 , 7) les iyytXoi iïiyetjULtûoç^q'ai pourraient rappeler les etyytKot et les S\jvetfxttç de Philon 5 mais ces analogies peuvent tout aussi bien être fortuites.

a Epître aux Gala t. ^ ch. 1^ y. 6.

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