‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 50 sur 173 · CHAPITRE II. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. l

nus se briser les efforts de plusieurs chefs du gnosticisme.

L'influence personnelle des apôtres et de leurs élèves n'eut pas toujours des résultats aussi re» marquables. Bientôt la ville d'Éphèse même, d'où S. Paul avait daté plusieurs de ses lettres, et où résidait Timothée, l'un de ses plus chers. et de ses plus savans disciples, fut le théâtre de diseuse àons beaucoup plus graves. Éphèse était Tun des confluens les plus importans de la civilisation grecque et des doctrines orientales. Sous le rapport du commerce et des richesses, cette célèbre cité^ sans pouvoir se comparer avec celle d'Alexandrie , rivalisait au moins avec cdle de Corinthe , et elle surpassait cette dernière par ses trésors religieux et scientifiques. La richesse des idées et des pratiques religieuses se voit déjà dans la célèbre image d'Artémis d'Éphèse, symbole panthée conforme au génie de la haute Asie et de l'Egypte ; dans l'existence d'un collège de prêtres esséniens, dont l'origine est incontestablement asiatique; et dans celle d'un autre collège de prêtres mégabyzes , dont le nom même est persan ^ , ainsi que dans l'usage de ces antiques formules de magie,

1 Hemsterh. ad Lucian, Timtm; ly p. 383^ td, Bipont.

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connues soùs le nom de Lettres ^phésiennes, doh't nous parlerons ailleurs ^ Des idées judaïco-égypli^ines et des spéculations per^ico-kabbalistiques s'étaient jointes à ce riche confluent d'anciennes doctrines grecques et asiatiques, et dès-lors il n'est pas étonnant, qu'il se soit trouvé dans Éphèse des hommes cherchant a combiner avec le Système qu'on venait d'y répandre , des systèmes depuis long-temps établis. Dès l'an 68, S. Paul, dans sa première lettre à Timothée, conjure ce chef de communauté, d'avertir certaines personnes pour qu'elles s'abstiennent d'enseigner des doctrines étrangères, des mythes et des généalogie^ interminables, qui n'enfantent que la division^. Ces mythes j cjfie l'on a traduites patv fables ^ mot qui h'y répond nullement, et ces généalogies ^ que Ton à voulu entendre, contre toute espèce de raisons^, de la double généalogie que l'on donnait alors sur Jésus -Oirist, s'appUquent réellement aux

1 Yoj. Hesychius, 'É^ivia yfifAfMCct* Cf, PkitarchiSym' pos, VII, 6. Clemeiïs Alex.^ Stromat, V^ p. 568. Phoiii Lexicon, sub voce É^sirêet ypeifJi/jLaClaLm

2 Ch. 1 , T. a, 3, 4*

3 U eût été par trop absurde de vouloir former scission sur la. double généalogie de J. C, qui s'eXplique si fndlemçnt.

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