‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 52 sur 173 · CHAPITRE. IJ · texte numérisé non relu

CHAPITRE. IJ

ici f une des voies» de transition les plus patentes de ces principes. M arcion et plusieurs autres philosc^hes gnostiques établissent aussi un système d'antitlièses ; mais il est d'un genre différent : il s'attache aux oppositions si frappantes que l'on remarque entre les institutions du nouveau et celles de l'ancien code de la révélation. Ce n'est

probablement pas de ceUes-ci qu'il est question dans la lettre à Timothée j nous ne pensons pas, du moins , que ces tendances anti^judaïques fussent déjà, à cette époque, parvenues dai^s Éphèse à un certain degré de maturité.

Les anciens interprètes voient, dans le portrait que trace S. Paul, les précurseurs du gnosticisme; et sans mettre aux traditions des premiers siècles plus d'importance qu'il ne convient, je crois Béanmoins qu'elles ne doivent pas être dédaignées dans cette occasion. S. Théodoret et S. Chrysostome, qui, tous les deux, connaissaient si bien les gnostiques, appliquent, soit à Simdn dit le laagicien, soit à d'autres précurseurs du gnosticisme, l'enseignement de cette Êiusse gnosis que Timothée doit combattre ^ j et il est de fait que

1 Theodoreti Opéra, t. DI^ p. 490 ; éd. Paris. Chrysostomi Opéra, t. YI^ p. 53 1; ei, Paris.

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k doctrine si remarquable de Simon s'était alor^ répandue jusque dans TAsie mineure.

Les spéculations de cette &us6e gnosis étaient même tellement enracinées dans Te^rit de quelques Éphésiens, que S. Paul, dans une secovde * lettre à Timothée, écrite six ans plus tard, revient plusieurs fois sur ce sujet, .et que, dans celle qu'il adresse directement aux Éphésiens, il les presse également, de ne pas se laisser séduire par de vains discours ^ ni par des opinions humaines, qid n'ont pas plus de soUdité que le souffle de lair, dont on ne sait ni d'où il vient ni où il va.

Lorsque, dans un autre passage de cet écrit ^, l'apôtre dit que Dieu nous a ressuscites et nous a placés parmi les célestes par Jésus-Christ, c'est une idée sans doute très-orthodoxe; mais c'est une idée qu'il oppose à une opinion orioitale et gnostique, qui s'exprimait à peu près dans les mêmes termes : c'est ridée que le principe de vie et de lumière divine réveille sans cesse dans l'homme les rayons obscurcis qu'il en possède, et le rétablit dans sa

1 Ce sont encore les Kîvo^mia.t déjà signalées. 3 Ch. 2, V. 6.

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