‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 58 sur 173 · CHAPITRE II. iSg · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. iSg

soIenudUie dbez tes Juifs depuis leur retour de là Perse; que le précurseur avait lui-mé»ne rendu hommage au monogénès^ qui seul pouvait donner la sanctification du pneuma^; qu'en giénéral ie baptême extérieur n'était pas l'essentiel , que c'était la régénération de l'homme*, Simon et ses nombreux partisans revendiquaient a la Samarie une manifestation de Dieu encore plus éclatante que celle qui honorait la Judée : S. Jean oppose à ces prétentions un entretien de Jésus-Christ avec ime femme de Samarie, dont il donne soigneusement les détails, et où Jésus-Christ déclare lui-même que le salut vi^it aux Samaritains des Juifs \ L'altière gQOsis et ses diverses branches soutenaient qu'avant le baptême , Téon Christos îi'était pas uni avec l'homme Jésus; qu'il n'avait point &it de miracles auparavant, et quHl n'en fit qu'après cette union. .L'évangéliste réfute ce sentiment par l'exposition du fait et du dogme de l'orthodoxie apostolique, en faisant rapporter par S. Jean-Baptiste, q«e le

1 Gh. 1, y. 5o à 34* Cf. Ch. 3, y. 22; ch..4^ v- ^.9 ^*!

2 Gh. 3, y. là 21.

3 Gh. 4 9 V. 22. En général, tout cet entretien prend une tout autre importance quand on l'examine sous le point de yne q«d nous indiq^uons.

l6o SECTION I.

pneuma.de Dieu, non pas le CliristoS) s'est um avec Jé^us-Christ au baptême, et ajoute, ensuite le récit du premier miracle qui révéla, peu après, la gloire du Sauveur.

A. côté de ces grandes antithèses et de ces apologies dogmatiques, à côté de cette gnosis spéculative des apôtres^ opposé^ a la gnoàî» pseudonyme de quelques-uns de leurs infidèles disciples, il y a» dans l'évan^e de S. Jean, des antidièses et des apologies de symboles qui ne sont pas moins remarquables. Le grand but de tous les rapports que la raison et le cœur se créent avec Dieu, est de nous unir avec lui de cœur et de raison : sans cette union, la religion toute entière n'est qu'un Vain fantôme. Le méditatif Orient avait fort bien saisi ce principe sacré de la condition humaine, et posé, avec une parfaite vérité, le dogme de notre émanation de l'intellig^ice suprême, connue celui de notre réidentification avec lui; mais, dans ses ^éories, il avait souvent altéré ces prindpes en panthéisme, et, dans ses pratiques, il les avait corrompus, en attribuant la régénération de l'homme et la résurrection de la vie divine dans son ame, à la mortificaticn de son corps. De là étaient venus et ce dualisme qui partageait l'univers entre deux principes opposés , et toute cette

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