CHAPITRE H
gnaient point d'bérésÂ^ 4^ mdjtiàre de dûpae; D^s nous n^ jtiirde.r(»is ip^s à fiùre voir ^e c'^st une ejmur. On % réf>oadu9 cpant aux cérialhiens^ que les enseîg^eixiieiQs de leur chef étaient tr.Qp nouveaux et trop peu coiijQu^ pour mériter un^ si éclatante réfutation ; mais nous pouvoÀS/égftlaiteBi montrer le contraire. On a dit, au sujet des mardonites et des valentiniens, qu'ils n'exi&iaîent pas mmi^ au l^mps de S. Jean, mais il ne s'agk.que de coiDfJrendre S. Irénée, pour n'avoir pas à le con^ damner. Après avoir parlé des nÎGoIakes et des celinthiens, il rappelle ce grand principe de S. Jean, que h mande .a étéfmt par Jésus-Christ^ et ajou/te que, selon les opinions de Mancion, de ¥aleutin et d'autres gQosti(p:ies, ^ n!est pas Jésus^Christ, ce sont les espiâts inférieurs qui ont fak le ^onde. Ce n'est pas dire, ce nousâenpJile, quece fut confire Marcion , Valentin et d'autres gnostiques qui n'eûstaient pas au temps de S. Jean, que cet auteur écrivit «on Traité dogniaticQ^Jbiogn^phiqiie ; mais c'est dire ^airement,.q]ae ce lut cont^re les opinions de ces cheife , lesquelles existaient longtemps avant eux. C'est aussi dans ce sens qu'il faut entendre les témoignages d'O.rijgène, d^ S. Chrysostome, de S. Épiphane et de S. PhUastre, dont quelques-uns, à la vérité, articulent l'aha-
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chronisme qui est re]^oché9 k tort, au chef de ces traditions, mais qui donnent au moins, totis, de la manière la plus positive, ce résultat, que S. Jean combat les doctrines qui. Vingt ans après lui, se montrent dans plusieurs écoles de l'Egypte et de la Syrie ^
Les épîtres de S. Jean, dont le langage, ainsi que celui de l'Apocalypse, indique si positivement le même auteur^, décèlent le même but polémique , surtout la première , qui paraît être la dernière en date. L'apôtre y conjure ses partisans Âe ne pas écouter tous les esprits , parce qu'il en est beaucoup de fiiux , et il donne à ces faux docteurs la qualification â!antichrisiSj qu'ils méritaient d'autant plus, qu'ils n'attribuaient à Jésus-Christ qu'une apparence , qu'un fantôme de corps. Cette opinion, si chère à Cérinthe, à tous les
1 M. Lncke^ dans ses Commentaires sur S. Jean, yol. I, p. 226 ^ dit fort bien qu9 cet écrivain ^ en combattant la souche commune du gnosticisme^ les germes qui en existaient dé son temps^ en Combat aussi les diverses branches.
2 Eichhora, Einleiiung in die Schriften des N. T., Il, p. 376 et suivantes. Cf. quelques observations contraires sur ce langage^ dans Bretschneider, Probabilia, p. i52 et «nivantes.