‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 62 sur 173 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

clokètès et à beaucoup de gftostîques, étiût iAcontesta*blement très -répandue au temps de S. Jean, et long-temps avant luL Elle a dû armer en. Asie mineure de tant de cotés divers , qu'on peut être embarrassé sur le choix du peuple qui à pu la coitimuniquer à cette région. Suivant la mythologie des Grecs , les dieux et les génies prenaient et quittaient , à leur gré, des apparences de corps humain, et, suivant les docteurs juifs des derniers temps , les anges de leur croyance se montraient absolument de la même manière. « J'étais avec « vous tous les jours, dit Raphaël à Tobie, au a moment de le quitter; je ne mangeais pas, je (( nie buvais pas ; vous en voyiez l'apparence. ^ Cest ainsi que l'on entendait l'apparition de Jésus- Qirist Cette opinion est évidemment combattue dans les épîtres de S. Jean. ^

Cependant S. Jean relève une idée gnostique bien phis importante dans ses épitres. Il parle d'hommes qui reniaient le pire; et, certes, ce n'est pas un pur athéisme qu'il caractériserait de

1 Épitre II; ch. 2^ t. 18 et 19. Cf> Ugen^ Die GesMchie, etc.; l'Histoire de Tobie d'après trois textes différens; introdnctioD; p. 263. Bertholdt, Verosimilia de origime Emngetii Joannis, p. 4^*

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cettjs mmière. Dès-l^rs U nous paraît prô)>able <^'U y combat cetiie opinion, devenue plus* tard si commune chez les gnostîques, qw le Jéheçah des codes judaïques, désigné par les diiié^^s sons I0 nom p^re de Jtsus^Chrisly ou Vms^fi Je père, n'était nnflement l'Être suprême; cpx'il n'éMii qu'un e^rtt secondaire, qu'un agent, at^ 491 ^el" que sorte, un agent peu digne du Dieu des pcarfections. ^

L'iipocalypse de S. Jean, composition %ài^ ment orientale qu'il faudrait à l'Occideiiit «we autre apocalypse pour l'expliquer ^ est iwfior^ l'un des monumens les plus curieux daiRS ^Itistoire des doctrines orientales, judaïques :et gaostiques. Cet ouvrage n'est ni apcdogétûpie m poléoùque dans le sens ordinaire de oes mplfe; il n'est dirigé contre aucune secte, et il ne p}aîd<^ pour aucune cause en particulier ; mais il est pourtant polémique en ce sens, qu'il peint, sous les plus fortes images qu'ait jamais employées le génie oriental, les démises scènes de la grande lutte que la nouvelle religion devait soutenir contre le paganisme et le judaïsme; et il est apologétique,

1 EpUre L", ch. 2^ y. 22^ 165 ch. 3^ v. 7, 9-

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