CHAPITRE III. l
auteurs ; il n'est pas impossible qu'il fut né dans le judaïsme , ^t qu'il ait été familiarisé, dès sa naissance, avec les antiques doctrines de la Perse, que Tophitisme réfléchit incontestablement; mais toutes ces possibilités ne sauraient prouver le fait 81 curieux et si grave de l'existence d'une secte gnostique antérieure au christiaiftisme. Euphrate, comme nous l'avons dit, reste plongé dans les ténébreuses origines de la gnose.
§. 2. Si trop peu d'auteurs nous parlent d'Eu* Simon phrate, et qu'aucun ne le désigne comme l'un des chefs du gnosticisme, la plupart nomment Simon et Cétinihe comme les véritables sources desquelles sont sortis, suivant leur langage, tant de fleuves d'une pernicieuse hérésie.
Simon le Samaritain ou le magicien, que, depuis quelque temps , on bannit du christianisme^ du judaïsme et du gnosticisme, fut à la fois un faux chrétien ^ , un faux juif, un êlux prophète et un faux messie ; mais il fut un véritable gnos-
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1 Quand on prétend qu'il ne fut pas faux chrétien^ par la simple raison qu'il ne fut pas chrétien , on ne considère pas qu'il reconnaissait indirectement la diyine mission de Jésus-Christ. En disant qu'il apparaissait comme Dieu le père dans la personne de Simon ^ tandis qu'il àyait apparu comme Dieu le fils dans la personne de Jésus-Christ^ il ad-»
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tique. C'est ce que prouvent mcontestablement et les renseignemens que nous avons sur sa vie et ceux qui nous restent sur sa doctrine.
Simon, familier à. la fois avec Ijss doctrines de rOrient et de la Grèce, contemporain des apch très et témoin des merveilles qu'opéraient leurs enseignemens e^ênrvie, saisit principalement le christianisme sous ce point de vue pratique, sur lequel il avait déjà concentré ses spéculations. Il crut y voir, dans toute son étendue et dans toute sa perfection , l'art de disposer des forces secrètes de la nature et de l'assistance des esprits célestes, pour opérer des miracles, ce qui était depuis long-temps un objet de la plus haute ambition pour tous les sages de son temps, et ce qui devait les élever, dans leurs efforts goéfiquêSj au-dessus de tous les avantages de h vulgaire philosophie. En effet, il avait pratiqué, pendant quelque temps, cette magie qui s'était répandue, depuis l'exil des Juifs et les conquêtes d'Ale}(aBdre, des régions centrales de l'Asie, ou
mettait évidemment Forigine céleste du christianisme, et il s'identifiait lui-même avec l'auteur de cette religion, fl était donc chrétien jusqu'à un certain point; c'est-à-dire^ il était faux chrétien.