‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 70 sur 173 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Zoroàstre n'avait pu la détruire^ sur k Judée, l'Egypte 9 la Syrie et la Grèce, où elle s'était enrichie considérablement Quoique ces sortes de goèiesj qui alliaient la métaphysique et l'ascétisme à la théurgie, lussent peu rares à cette époque, Simon avait acquis , par ses prestiges , une haute renommée en Samarie , dont lé peuple l'appelait la grande puissance de Dieu ^ , lorsque les apdtres du christianisme le rencontrèrent dans ce pays. Frappé du pouvoir qu'ils avaient de coiflh muniqaer les dons du pneuma, que n'avaient pu conférer les apôtres inférieurs, dans la cérémonie de Tiniation du baptême , Simon vit en eux dies hommes d'une thaumaturgie supérieure à la âenne. Déjà il avait reçu le baptême; il attendait avec impatience la communication du pneuma, dont il avait entendu célébrer les effets; il demandait plus , il voulait le pouvoir de communiquer lui-même ce pneuma, et offrit aux apôtres tousi ses trésors en échange de leur an. Les apôtres.

1 h' iiivetfÂiç Tov 'âtou i jLwydXn* Cette désignation kabbalistique et gnostique est digne d'attention. Elle n'a pu être donnée à Simon que par les doctes du pajs de Samai^e, ou bien, les idées du sjstéme des émanations s'étaient répandues }tisque dans les classes do peuple.

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qui avaient appris à dédaigner les trésors ; qui les regardaient comme un moyen de corruption; qui traçaient une ligne de démarcation absolue entre les doctrines de leur maître et celles de tout autre; qui ne connaissaient qu'une seule théurgie, qu'un seul moyen de se mettre en rapport avec les puissances célestes, celui de leur ressembler par ce perfectionnement de toutes nos &cultés, qu'ils nonunaient la régénération, et dont le baptême était le symbole; les apôtres, qui ne possédaient d'autre thaumaturgie que ce pouvoir qu'ils tenaient de la volonté divine, durent rejeter avec indignation la demande du thaundaturge samaritain. Ils ne pouvaient éprouver que ce sentiment. Us n'éprouvèrent du moins aucun ^ati« ment de haine pour sa j^ersonne. Leurs successeurs et les écrivains postérieurs en général n'ont pas traité Simon avec la même indulgence : ils en ont &it le plus astucieux et le plus méchant des hommes. Ce n'est pourtant pas ainsi qu'il se montra aux apôtres. Lorsque S. Pierre refusa ses trésors avec une sorte d'imprécation qui ne fut que l'effet de sa vivacité, Simon répondit avec une modération qui constatait en même temps sa bonne foi et sa déférence pour les apôtres ;' Priez Dieu pour moi , afin qu'il ne m'arrive aucun de ces

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