‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 73 sur 173 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

parfidtS ^ Paraelet^, le tout-puiasant, ayant tous les attributs de Dieu^. U réunissait ainsi toutes les qualifications de l'Ormuzd et du Ho* no ver de Zoroastre, de l'Ensoph de la KaUbale et du Logos des chrétiens, et cette réunion répond, sans doute, au titre de grande puissance de PÉire suprême. Cependant il est à croire que ce sont plutôt les disciples que le maître, qui ont déveloj^é une idée si féconde, et qui se sont fait une gloire d'enrichir leur chef de tout ce qui pouvait •lui attirer plus universellement des hommages. Il paraît même que ces développemens émanèrent de sources différentes , car on trouve , à la fois , des idées pythagoriciennes et des opinions du portique dans la doctrine des simoniens.

Tout en admettant des manifestations diverses de l'Être suprême, ils en ensd^aient l'immuable et permanente identité. Cétait là leur 1?^;, le stable^ le permanent^ qui répondait à la distine^ tion qu'établissait Platon entre l'Être' qui est toujours le même, ro 02/, et le flux perpétuel des

2 Ego sum Paracleius*

3 Ego omnipoiens, ego 4»nmS DeL Iremeus, /. e. Cf* Hieronjuius , Comment- in Matth., 24; ioU IV^p^. 11 4*

choses qui changent sans cesse, yévB^iç. Simon et ses disciples, dont il ne faut plus aujourd'hui prétendre distinguer les enseignemens mieux que ne lé font les Pères, ont pu rencontrer cette idée, sinon dans les leçons des platoniciens, du moins dans celles des partisans de Philon, de la Kabbale ou du 2^nd-Avesta; car elle se trouvait dans chacune de ces écoles, et elle est Tune des premières que Ton rencontre dans l'histoire des antiques méditations de l'Asie : elle est indienne.

Chez les simoniens , elle étdit loin de demeurer l'objet d'une oisive spéculation ; elle formait, au contraire , la base de toute leur morale. Tous leurs efforts tendaient à devenir eux-mêmes immuables comme l'Etre suprême, qu'ils appelaient aussi là racine de Vunwers *, et qu'ils comparaient à un feu auquel ils attribuaient une double série d'effets, les uns visibles (les créations matérielles), les autres invisibles (les créations intellectuelles); car toutes les créations s'opéraient, suivant eux, par des déploiemens émanés de ce feu central, de cette source primitive de lumière. Ils combi-

1 Pà%eofJLet tSv oXcùv* Theodorettts Hœretic.fahuL, tth* I, p, 192, cd. Paris*

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