‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 81 sur 173 · CHAPITRE III. :3l · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. :3l

stataè à Rome, et il nous en Ëôt connaître Tinscription en ces mots, Simoni Iho sancto. Mais, quoique ce fait n'ait rien d'extraordinaire, pour cette époque, puiscpi' Apollonius de Tyane, le pythagoricien, en eut une dans ce temps , et Épiphane de Géphallène, le gnosdqueS une autre, plus tardt il paraît néanmoins qiie Justin a mal entendu et corrigé mal à propos une inscription différente ^ celle de Semoni Sanco Deo Fidio 2. Tertullien , Eusèbe, Cyrille et Théodpret, qui rapportent la même circonstance, paraissent la répéter simple* ment d'après Justin, en sorte qu'ils ne la con-finnent pas. Le fait que Simon se rendit à Rome est, au contraire, hors de doutée Eusèbe rapporte

1 Yoj. ci-dessous Epiphane. Apollonius eut un temple, une statue et le titre de dieu, Philost. , /. VIII, c. 5.

2 Justini martyrts ApoL II y p* 6^, eJ. Colon. Sancus était ^ chez les anciens Romains, une diyinîtë secondaire du genre des hiro& ou des demi-dieux^ det là son «urnom de Stmo, Send^homo. Son culte se confondit peut-être ayec celui d'Hercule Sahin; Tite-Live, liv. VIII, 20. On a trouve, en 1674 > un fragment de colonne, arec l'inscription sui- Tante^ que Justin, martyr, paraît avoir mal interprétée: Semoni Sango Deo Fidio Sacrum»

3 Origène tai encore mal instruit i$ùr ce point, lib. I, €ontra Cels>, c. Sj.

^l6 SECTION I.

que S. Pierre y confondit ses prestiges ^ Simlon fat encore, squs ce rapport, le véritable précurseur des grands ckefe du gnosticismè, qui se rendirent également à Rome pour y trouver des dis* ciples, et qui n'y renoontrèrent que des juges comme S. Pierre,^

Quelques critiques modernes semblent croire que la secte des simoniens n'a duré qu'un instant » et qu'elle s'est confondue ensuite avec les autres écoles gnostiques. La dernière partie de cette opinion ) n'étant qu'une hypothèse, est, comme telle, hors de disc^ssion; quant à la première, Justin le martyr nous apprend que, de son temps y c'est-à-dire au milieu du second sièdede l'ère chrétienne, Simon et Ménandre avaient encore de nombreux disciples. S. Clément d'Alexandrie confirme cette assertion, à la fin du même siècle, Cinquante ans après, Origène dit le contraire; posais c'est dans le )iyre contre Çdsé, QÙil atténue un peu trc^ certains faits relatifs aux gnostiques.^

1 Hisi. eccles., II, i4« Cf. Arnobios, Adçsrsus génies, p. So^ édit de Saumaise^ Lejde, i65i. Comi. apo^.j Vl, p, 337, in Pair, apost» , éd. Cotel.

2, Yaientin^ Gerdon et Marcion out çuîiri le sort de SmoJ\\

3 léih. i, ç. 11; Ub. ^, c. \.

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