‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 82 sur 173 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Il prétend qu'à peine il y avait encore trente si*» . moniens dans le monde, et il les place en Pales* tme. Une diminution aussi rapide s'expliquerait peut-être par la fusion de cette secte avec d'au* très; mais Ëusèbe, long-temps après, parle des simoniens comme d'un parti encore considérable, quoique réduit à se cacher. ^

Ce qui affaiblit nécessairement cette école et finit par la faire disparaître, ce fut sa stérilité. Simon, pour établir ses doctrines vis-à-vis- de celles du christianisme, avait composé quelques ouvrages, dont Grabe a recueilli de légers fragmens 3 : ses disciples ne produisirent que la Pré^ dicaiion de S. Paulj écrit apocryphe, et un évangile qu'ils intitulaient les quatre coins du monde. ^ Cétait bien peu de chose pour alii^entér une école 9 au milieu d'une activité aussi prodigieuse que celle qui caractérise les philosophes de leur temps.

La divisipp de cette école fut pour eUe une mre cause de ruine non moins puissante. Dès

% Hùt. ecêles.y hh* II, <r. i3.

3 Les diffiffiflticoh Yoj, Spicilegium SS, Pairum, t. Ij P» 3o5.

Fat, aposL, éd. CoteL, I, pag, 345. Gyprianusi J)ê ^P^'> pog' 3io,

son ori^ne elle se partagea en plusieurs sectes, dont nous ne connaissons plus que les noms. Les uns se rapprochaient plus du christianisme, d'autres du judaïsme. Leurs nouveaux enseignemens furent de peu d'importance, et ils retombèrent bientôt eux-mêmes dans l'oubli.

Tel fut le sort des CléobiensS des Gorthéniens, des Masbothéens, des Adrianites, des Ëuthychètes et des Dosithéens. 2

Les Ménandriens firent exception.

Ménandre. §. 3. Ménandre fut le véritable clief de l'école, après la mort du maître. Il écUpsa tous les autres simoniens. Aussi se disait-il envoyé par la puis*

. 1 Suivant les Constitutions apostoliques^ ouyinge trespostérieu^ au temps des apôtres^ Cléobius^ leur chef^ ayait assisté Simon dans la composition de Févangile de cette école. Consi. apost., L VI, r. 16^ p. 345, ed, Cot. Hieronim. in Matth., 24* Gjprianus^ De hapt» hœrei,, ed, Brem., p. 3o. â Dosithée^ que plusieurs anciens nomment le maître de Simon ; embrassa le parti de ce dernier par suite d'une ambition déçue, origine banale de tant de sectes. Epiph. ^ HœrtS', i3. U ne faut pas le confondre avec Dosithée Samaritain; qui se disait le Christ. Orig., Conira Celsum, 11^ et in Matih,, Tract, 27. Dosithée fut^ suivant TeTtu]ïi&ï{De prœscripi.f c. 4^)^ le premier qui rejeta les prophètes; comme n'ajant pas été les organes du Dieu suprême.

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