‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 86 sur 173 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

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le père inconnu) », et avant le supplice que subit rhomme Jésus, et que l'homme -chair pouvait seul subir, fut plutôt xm éon que le pneuma ou le paraclet qu'Q promettait aux siens ». Cérinthe peut, au reste, n'avoir pas Anployé le mot de iiavy que Vàlentin doit avoir appliqué le premier à ces intelligences qui séparent l'homme du plus parfeit des êtres.

Précurseur des gnostiques dans cette doctrine; comme dans plusieurs autres, Cérinthe paraît avoir été celui des ébioniies, quant au dogme de l'origine purement humaine de l'auteur du christianisme. Cette hypothèse expliquerait l'opinion de Tertullien, qui écrit qu'Ébion fut le successeur de Cérinthe. Il est certain que, dans les premiers temps, les chrétiens judaïsans, qui formé-

1 C'est le ifX^^ '® TTeClfig ayfCdç-o^ de quelques autres systèmes. La mission de le faire connaître s'accordait avec celle que s'attribue Jésus-Ghrist dans quelques passages de Fé-vai^le de S. Jean^ et idi nous rappellerons encore le vëritable point de vue sous lequel il faut considérer cet écrit, yoj, ci-dessus, p. iSj.

2 Cette opinion est contraire à celle de M* Paulus. Voj. Historia CerintAi^ p. g6^ in Introduction, in N. T. capiia sekcfiora*

rent les sectes des ébîonites et des nazaréens, ne niaient pas la divinité du Sauveur^ et Ton n'« ps encore expliqué, par quelle influence ils ont passé à cette manière de ^oir.

Céiinthe se raj^BOchait encore d'une autre secte ou d'une autre doctrine schismatique des premiers «lècles : il était chiliaste. Dans son Apocalypse, qu'il attribuait aux apôtres , il enseignait la résurrection des coips et un règne de félicité un peu terrestre, qui devait durer l'espace de mille ans. Cette opinion se rattachait si bien aux idées que les Juiâ se disaient des institutions du Messie, et étak enracinée si profondément dans les esprits^ qu'on en trouve des traces non-seulement dans les écrit des plus aneiens Pères, mais encore dans ceux de leurs maîtres.

L'enseignement de Cérinthe, dans une ville où le christianisme avait déjà pour adversaires des chrétiens judàïsans, des disciples de S. Jeaa-Bapeste et d'autres partisans de doctrines grecques et orimitales, était, sans doute, de nature k mériter > sinon la réfiitatioh, du moins l'opposition de celui des apôtres qui paraissait appelé phis

dans tout l'éclat de sa divinité. Nous ne doutons pas non plus que plusieurs passages de l'évangile

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