‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 87 sur 173 · CHAPITRE rii. ^2g · texte numérisé non relu

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de S. Jean ne s'appliquent, conime autant d'anti*^ thèses , aux théories de Cérinthe. ^

Les cérinthiens rejetaient les écrits de cet apôtre, ainsi que ceux de S. Paul, autre adversaire du gnosticisme. An reste, cette secte ne parait pas avoir été nombreuse; elle n'usait d'aucun de ces moyens extérieurs qui absent sur la fbule; elll» se plaçait, par la modération de ses enseigne-t men», entre plusieurs partis^ opposés; elle écri^ vait peu ; elle possédait peut-être peu d'homme» éminens. Ni S. Gément d'Alexandrie, ni Origène, ni plusieurs autres écrivains de ces temps , ne semblent la connaître. S. Épiphane, qui a réuni beaucoup de notices et de documens qui avaient échappé à d'autres, est celui qui en parle le plus. Il dit pourtant, d'une |naniè|re assez piqus^jite, qu'il ignore si les céripthien^ et les mérinthienii éieâem les mèmea; qu'au cestû la chose lui im«^ porte peu, que Dieu le sait Cest en traitant les spéculations les plus remarquables de la gnose

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1 Cf. trénét;, DI, p. 2^y. Schmîdt, Bihnoih.,fur Critik unJtExeuese, I, p. 181. Herder^ Erlauterungen zum iV. T^^ mês- emer morgent: Quelk. Russwurm^ Jbhannes der Don^ wtrer. Panlos, liùtçri^ Qwiihi^ti la plupart des cx^èlc& 4e S. J[eftP«.

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avec ce singulier dédain, que les éeiivains des premiers siècles ont tracé plutôt des caricatores que des tableaux fidèles de renseignement des dissidens. ^ lïicokns. §. 5. Les NicolaJLtes ont été traités de la même manière. Cest ce qui fait que nous ne savons plus rien de positif sur leur compte. On nous parle sans cesse de leurs principes licencieux, de leurs abominables erreurs, et Ton nous laisse ignorer la nature précise d^s unes et des autres. S. Irénée se borne à l'assertion, qu'ils forment une t»ranche de la gnosis, uTfooTfocafMù ^jM^j quœfalso cognpmiruMtur scientia^ytnaîs il ne. précise, rien smr leur doctrine. Quelques combinaisons sur le

1 ^ous avons rejeté une foule d'absurdités et d'accusations ridicules, qui se trouvent presque partout, sur Simon, sur Ménandre et Gérinthe. Voj. EuseBii HisL eccl, Uh. HI, c. a8. On a fait, surtout à Gérinthe, les reproches les moins justes. Ce que Ton troure admirable ailleurs, par exemple, sa belle allégorie du., mariage, comme sjmbole de notre union avec le monde supérieur, symbole que nous remarquerons chez beaucoup de gnostiques, a été considéré, dans la bouche de Gérinthe, comme une idée révoltante. Origen.^ Comment, in Joh., S« i4 (O/P* /. X).

2 Iren., IH, n.

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