‹ Histoire critique du gnosticisme..: et de son influence sur lessectes religieuses etChapitre 88 sur 173 · CHAPITRE III. sSl · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. sSl

peu de rfii$âgnemetis qae les anciens nous en donnent, nous feront peut-être entrevoir k vérité» On reprodie aux nicolaîtes, en fait de motaie» des principes cpà montrent clairement qu'ib avai^t sur les actes extérieurs , les actes de chair ^ et par conséquent sur ce qu'on appelle pureté du corps 9 des opinions entièrement différentes de celles des chrétiens apostoliques. Ce qu'on rapporte sur l'offre plus que généreuse de leur chef, qui doit avoir mis sa femme en commun, pour ne pas subir le r^roche d'être jaloux de sa beauté, n'est certsônement qu'une légende inventée par la mauvaise foi , et débitée par la crédulité ; mais ce conte nous semble devoir se rattacher au moins à quelque chose, soit au grand principe de la communauté des biens et des femmes, soit à celui de rindifierence des actes de chair, soit à celui de l'épuration de Tame par l'avilissement du corps, soit à celui de l'adoration des mauvais anges par toutes sortes d'indignités. Or, tous ces principes lurent établis peu de temps après Nicolaus , ou bien ils l'étaient déjà, de son temps, par les gnostiques ou leurs précurseurs ^ D'un autre côté, il

1 *Theod., Hœretic- fahid, y Ub, V, p* 273,

est oert^n que TApocalypse de SI Jean eensure lea mcplaïtes d'une manière si sévère ^ qu'on ne peut pas les prendre simplement pour quelques meml>res frivoles d'une communauté ohrétienne. Il n'est pas moins certain que S. Irénée attribue à l'évangile du même apôtre une sorte de polémique contre cette secte, et il est inoontestaUe que, dans les temps postérieurs, elle a professé des opinions gnosdques. Sans doute elle ne les en« seignait pas encpre au temps des apôtres, et sans doute les doctrines des Basilides et des Valentin n'existaieiit pas alors; mais les germes de ces eQseignemen$ existaient depuis bien plus longteinps, et les nicolaïtes s'étant rapprochés bientôt du gnosticisme beaucoup plus que les ébionites et les nazaréens, nous devons croire que les élémens primitifs de leur doctrine se rapprochaient déjà de 1^ gnose plus que les premières croyances des ébioiûtes. Cest aussi ce qui nous «igage à considérer les nicolaïtes comme ayant subi Tinfluenoe du gnosticisme , après avoir d'abord con* couru à l'établira Moins on établira, pour cette époque de ç^çrétisme, de ces distinctions traii^

I Voyez ci-dessous , section III , Nicolaïtes.

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