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Sauf pour la leçon 0Tr((7(*), qui doit être fautive, TAlexandrin est conforme à l'hébreu. Lucien donne à la fin du verset une double traduction de la même formule hébraïque : la première est celle de TAlexandrin, et la seconde est conforme à la Peschito, avec cette différence que les verbes sont au pluriel et qu'on ajoute à la fin -jçpoç SaouX.
La comparaison des autres passages du même genre qui se rencontrent dans la suite du livre fournit les mêmes résultats. Les additions complémentaires des Septante n'ont pas été ajoutées dans la recension do Lucien au moyen d'une traduction distincte de celle qui se trouve dans les manuscrits grecs des autres recensions. Dans la recension hexaplaire, ces suppléments viennent de Théodotion. Lucien a-t-il puisé directement dans Théodotion, ou bien a-t-il simplement retouché les interpolations d'Origène ? Cette dernière hypothèse semble plus vraisemblable. Mais dans les endroits où il s'écarte du texte commun, Lucien ne se rapproche pas de l'hébreu, du moins le plus ordinairement. Ce n'est donc pas en se réglant sur le texte hébreu traditionnel que Lucien a remanié le texte grec qu'il avait sous la main.
Aurait-il connu et employé la Peschito ? Rien ne s'y oppose. Nous venons de constater entre cette version et Lucien des rapports qui s'expliqueraient aisément par la dépendance de celui-ci à l'égard de celle-là. Il serait facile de multiplier les exemples :
Lucien. Manuscrit A.
I5am.XVII, 55. irpoç'Apsvv^p
Tov ap^ovTa zr^ii ouvàjJLSO); aùxou. , , tTj*; ouvàjJisa);.
Ibid. ouy. oToa, il ol8a.