‹ Histoire critique du texte et des versions de la BibleChapitre 20 sur 37 · xai £co;x^<; pO{J.cpata;auTo\>xal xat etoç · texte numérisé non relu

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II Sam, XXII,^2. 'ÀYaitr^aco (T£> Manque dans B, A,

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xat O'.adw^tov [is. xai è$a'.poiS[ji£vo^ jjie ejjloi. A, B.

3 £$ à(T£pa)v 15 à8(xou. A, B.

T.èTCfixaXEaàiJnrjv. èittxaXÉaofJLai. A, B.

èpo7)(ja. PoTJaojJLat. A, B.

yJxoujsv. EiraxouŒETai. A, B.

Dans tous ces cas, pris sur un petit nombre de versets, Lucien s'accorde avec la Peschito contre le grec ordinaire et Thébreu. Toutefois le problènie demanderait à être étudié de plus près. Plusieurs critiques soupçonnent la Peschito d'avoir été révisée sur le grec (1). Si cette hypothèse est fondée, c'est la recension d'Antioche ou les manuscrits d'où cette recension procède qui ont le plus de chance d'avoir influencé la version syriaque.

On a remarqué (1) déjà que la recension de Lucien présente un assez grand nombre de leçons propres qui peuvent servir à corriger le texte massorétique. Dans les livres de Samuel, Lucien a gardé la véritable lecture des noms propres Isbaal et Miphibaal (2) (Isboseth et

(1) La plupart des rapprochements signalés plus haut entre Lucien et la Peschito se rapportant à des passages qui manquaient d'abord en grec et pour lesquels Lucien s'écarte du texte hexaplaire et de l'hébreu traditionnel, il semble que le recenseur a dû s'appuyer sur une autorité, en sorte que les chances de priorité sont plus grandes pour la Peschito, Mais le travail de Lucien peut n'avoir été influencé qu'indirectement par la version syriaque.

(1) V. par ex. Driver, op. cit. LU.

• (2) Ela^aâX, M£(JL<ptfJaàX. On trouve aussi Ishalei Memphibaal dans l'ancienne Vulgate (fragments d'un ms. de Léon édités par Vercellone, Variœ lectiones U, cités par Driver, op. cit. LXXX).

ET DES VKRSIONS DE LA BIÈLE 99

Miphiboseth). Nous avons signalé, en faisant la critique du texte hébreu (3), l'importante leçon elç yvjv ^sixtctii. K(x^^, au second livre de Samuel, XXIV, 6. Telle conjecture des critiques modernes s*est trouvée confirmée par la recension de Lucien (4). Au point de vue de la critique du texte hébreu, il importe assez peu que ces leçons importantes proviennent d'anciens manuscrits de la version grecque, ou de manuscrits hébreux qui auraient gardé un meilleur texte que celui des Massorètes et qui auraient influencé directement ou indirectement le travail de Lucien. Mais la question mériterait d'être étudiée pour l'histoire des Septante (5).

11 est à souhaiter que la recension de Lucien soi éditée entièrement et quelg^ publication de P. de Lagarde soit complétée. Ce savant- a donn^ le texte des livres historiques (à l'exception de Tobie, Judith, les Machabées), sans aucun apparat critique, si ce n'est pour le livre d'Esther, oii la collation de trois manuscrits (d, A, m,) est jointe à la recension la plus courte, et celle des manuscrits A, B, S à la recension la plus longue. • Une édition où seraient indiquées les principales variantes des manuscrits appartenant à la recension de Lucien et celles qu'on trouve dans les écrits des Pères qui ont employé le même texte aurait sa raison d'être. On

(3) V. Uist. du texte hébreu, 281*

(4) Par ex., la conjecture de Graetz DS^Sl^l au lieu dé DSÀlp^ II Rois XV, 10, est confirmée par Lucien, sv 'ïe^XaàiJt. Driver, ofi cit. LU.

(5) Ces leçons utilisables pour la correction du texte massorétiqué peuvent avoir existé dans certains manuscrits des Septante avant Lucien. L'accord fréquent de Pancienne Vulgate (dans un témoin tel que S. Cyprien) avec la recension d'Antioche permet de le penser. Les leçons du texte commun, qui s'accordent avec l'hébreu traditionnel, pourraient être moins anciennes et avoir été introduites après coup dans les Septante d'après l'hébreu plus récent.

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