‹ Histoire critique du texte et des versions de la BibleChapitre 22 sur 37 · SA · texte numérisé non relu

SA

ET DES VERSIONS DE LA BIBLE iOl

A et B (non dans S), manque dans saint Cyrille (et Holmes, 22, 48, 51,62, 106, 109, 147,302, 303,307).

75. I, 13. oùx axoùgo|;.ai (S. Cyr et H. 2i),.ebTAO'jao[X2i (A. B).

/s. I, 18. xaia£!>r£5ca((S. Cyr. A. S; H. 41, 97,90, 106, 144, 146. etc.) Second xalomis dans B.

Is. I, 21. [xpiv Vj] SixaiOTJvïi (S. Cyr et H. 24) èv fi (A. B).

/s. I, 23, 3cxt [xpidct x^p^d c^ ^rpodé^ovisç (S. Cyr. et H. 24, 41, 144, 302, 307, etc.) xpiaiv x^îP^v (B. A, S : xpfatv

/s. I, 24. ô SecrxGTr.çx'J'ptoç (S. Cyr. et A, S. H. 24, 62, 91, 97, 144, 147, 228, 301, 306, etc.) .xupto;6S£crx6TY;ç(B).

/s. I, 25. x'jpwaro) Σ, texte de S. Cyrille, comme dans A ; mais dans le commentaire (p. g. 70, 60, a) saint Cyrille omet je, comme dans B.

Ibtd, xal xàvTaç O^repr^çovcuç TaTue'.vwaw (S. Cyr. et H. 24), au lieu de xal àfsXw -iraviaç (iv6[xcuç aTuo (jou. Dans le commentaire (loc, cit. c), on trouve les deux leçons réunies :

xalàçeXoj xal Tuavxaç (A, S. H. 22, 26,48, 49, SI,

Is. I, 29. ai6Ttxai:ai(7xu797^(7ovTai(S. Cyr. et A. H. 24, 2&, 49, 106, 239, 301, 306). o^byjjv^^o^no^i (B).

Ibid. £7ul ToTç eîawXoiç (S. Cyr. et A. H. 22, 24, 26, 41, 48, 49, 51, 62, 93, 106, 147, 228, 233, 301). àzè w; slSwXwv (B).

Ibid. xal iiTYiax^vôr^jav (S. Cyrille), y; j^^vôr^aav (B).

La leçon de saint Cyrille n'est pas confirmée par la plupart des témoins qui s'accordent avec lui d'ordinaire. On trouve exaiayuvôï^ŒovTai dans A et dans Holmes, 24, 26, 106, 228, c03, 304, 307.

Jbid, k7:\ ToTç xv^xciç [auTwv] (S. Cyr). Le pronom est omis dans B. On le trouve dans A et Holmes 24, 29, 106, 239, 303, 304, 306. On trouve dans le commentaire èv ToTç £iS(oXoia Iv toTç x-^xciç.... La première de ces

leçons se trouve dans Holmes 90, 239, 306 ; la seconde dans Holmes 26, 228 (ev x-^iuoiç) et 97 (sans auTwv).

Is. I, 31. K £PY«^f«] '^^^^'^ (^' Cyr.). al epyaaCai (B).

La leçon de saint Cyrille est appuyée seulement par Holmes, 24, i 09, 302.

Ibtd. (ôç (jTTtvôfjpeç [xupoç] (S. Cyr.). Le mot xupoç, omis dans B, se trouve dans A, S, et Holmes 22, 23, 24j 26, 36, 41, 49, 90, 91, 106, 144, 147, 228, 301-305, 307.

/s. II, 1. 0 \ôyo<; 0 Y£v6[j(.£voç [xapà xupiou] Trpoç' 'Haaiav (S. Cyr.}. Les motSTrapixupbu, omis dans B, se trouvent dans A, S, et Holmes 24, 26, 41, 49, 106, 144.

Is. II, 2. sTu' [axpwv] Twv opéwv (S. Cyr.), axpou (B).

A, S, Holmes 22, 23, 24, 26, 36, 41, 48, 51, 62, 87, 90, 106, 147, 228, 233, 30Î, 304, 305 lisent àxpwv, saint Cyprien (Hartel I, 810) : super vertices montium.

Is. II, 4. £XéY?£i (S. Cyr., A, Q, Holmes 26, 36, 41, 49, 51, 62, 87, 90, 91, 93, 106, 228, 239, 301, 304, 305, 309). e^sXéy^et (B).

Is, H, 6. xal Téxva àXXoçuXa (S. Cyr.), x«( xéxva [xoXXi] àXXofuXa (B) .

La leçon de saint Cyrille est appuyée seulement par Holmes 41.

/s. II, 14. xal exl xav opoç [6t}>Y)X6v]. Le mot 6<j^r/Aov manque dans A, B, Q (cod, MarchaUanus ou Claromontanus)^ Holmesl06,144,etc. La leçon de saint Cyrille se retrouve dans S, Holmes 22, 24, 36, 41, i8, 51, 62, 87, 90, 91, 93, 109, 147, 228, 233, 302, 309.

Is. II, 17. xal TaTretvwOK^ŒSTai (S. Cyr.). xal Ta-TTctvwô/^cjsTai [iraç avôpwTTo;] (B). Un seul manuscrit, Holmes 301, omet 'Koiç avOpwTwOÇ.

Ibtd [to ij^oq] Twv àvôpwxwv (S. Cyr.). ugptç (B).

La leçon to Uoç est donnée par Holmes 22, 24, 36, 48, 49, 62, 87, 90, 97, 106, 147, 228, 232, 305, 309. Ont seulement ^Qc: ; A, S, Holmes 26, 91, 93, 144, 239, 306,

Is II, 20. Tfi ^ifJiipî?: £Xi(vTi (S. Gyr.). T?i [yào] iiixipGf (B).

Le mot yocp est omis dans A et Holmes 306.

Saint Cyrille n'a pas le verset 22, que l'on sait avoir manqué dans les Septante, et qu'Origène ajouta dans les Hexaples d'après Aquila. Théodoret cite ce verset et le commente sans observation (P. g. 81, 24i). Le v^ïrset manque dans A, B, S; il est avec des variantes dans Q, et dans Holmes 22, 23, 48 sous astérique; sans notation dans 36, 31, 62, 87, 90, 91, 93, 97, 147, 228, 233, 303, 303, 309. Parmi les témoins qui s'accordent le plus souvent avec saint Cyrille, ceux qui n'ont pas le verset en question sont Holmes 2i, 26, 41, 106. Cornill et P. de Lagarde attribuent à la recension de Lucien les manuscrits 22, 36, 48, 51, 93. On peut donc penser que le verset avait été introduit dans la recension de Lucien, peutêtre avec un astérisque, mais qu'il n'avait pas été admis dans la recension d'Hésychius.

Is, III, 1. àiTo T^; 'l0Doaîa<; xai àizo 'fspojaaXTÎfjL (S. Cyr.). àiro 'fspouaaXYjfj. xai aTco t^ç '[ouoaia^ (B).

A, S et plusieurs cursifs, Holmes 22, 23,24, 26, 36, 41, 48, 31, 62, 90, 93, 106, etc. c'est-à-dire les témoins supposés ou probables d'Hésychius et de Lucien donnent la même leçon que saint Cyrille. On lit aussi dans saint Cyprien (Hartel, I, 57) : Ecce itaque dominator Dominus sabaoih auferet a Judœa et ah Hierusalem valentem et validam^ valentiam panis et valentiam aquœ,

Is lïï, 2. [apyov-ra] 'iroXs(Jii^T/;v.(S. Cyr ). avOpioiTov (B).

La leçon de saint Cyrille ne se retrouve pas dans les manuscrits, mais Holmes la signale dans saint Athanase.

Is, III, 8. xal [Ij yXioada] tjxwv (S. Cyr ) .ai ^Xm^^oli (B).

Le singulier yXwjŒa est conforme à l'hébreu, mais on ne le trouve pas dans les manuscrits.

Is, 111,46. xal vEUfjiao'iv ôcpOaXfJLcov (S, Cyr.). /.al [sv] v£j{jia<Jtv(B).

A,S, etlescursifs22, 36,41, 48,49,51, 62,93, 106, 144, 147, 233, 302, 306, n'ont pas la préposition h. Saint Cyprien (Hartél, I, 196) : ambulavef^unt alto colla et nutu oculoriim.

Is. m, 18. TT)v SoÇav xou l{j.aTta(Jiou auxcov [xa^. to'j xo(T[jio'j auxtov] (S. Cyr.).

Les derniers mots font défaut dans B. Le cursif 41 s'accorde seul avec saint Cyrille. Mais A, S, 26, 49, 93, 106, 144, 233, 239, 303, 306 ont toî>ç x6j{xouç; d'autres manuscrits, Tov xoTp.ov; saint Cyprien (Hartel, I, 196) : gloriam vestis illarum et ornamenta earum.

Is, III. 20. xaî TiQV (Tuv6Y)<Ttv [zr^^ 86?r];TOu xo<j[jiou auxwv] (S. Cyr.)»

ZOU XOafJLOU TT); ^Ô^Ti^ (B.)

Le cursif 41 fait la même transposition que saint Cyrille; A, 24, 26, 106, 144, sans faire la transposition, ajoutent aixwv.

Ibid. xai xà Tt£pi8£$ia xai xo'jc ^axxuXiou(;(S. Cyr.). xat xoù^ 8ax- • xuXCoui; xai xà irspiôiÇia (B).

A, Q, 26, 90, 106, 144, 239, 306, s'accordent avec saint Cyrille. Saint Cyprien {loc. cit.) : et dexlralïa et anulos.

Is. III, 23. <Ti>v xp'^^-V (S. Cyr.). aùv xP'^^H» (B).

A, S, Q, 23, 26, 41, 49, 90, 91, 97, 106, 109, 233, 302, 309 ont 5(puauf).

Il ressort déjà de cette collation, si imparfaite soitelle, que la recension d'Hésychius ne se dégage pas nettement des autres recensions, surtout de la recension hexaplaire, dont les témoins A et Q s'accordent très souvent avec saint Cyrille contre le manuscrit du Vatican. La situation particulière de ce manuscrit, qui ne représente aucune recension, ne se définit guère mieux que le caractère de la recension alexandrine. Nous remarquons néanmoins comme ayant un rapport plus étroit avec le texte de saint Cyrille les manuscrits 24, 26, 41, 106;

147, 228, 233, 301, 306. Mais ces résultais demandent à être plus solidement établis. C'est pourquoi nous allons joindre à la collation précédente celle des principaux passages des prophètes que saint Cyrille a cités en commentant Isaïe. Le texte de ces citations est peut-être plus sûr que celui du commentaire.

Jer. II, 28. aaxrojaî as (P. g. 70, 64 b). duxyouaiv (B).

A, S, 26, 41, 62, 90, 106, 228 et d'autres encore, s'accordent avec saint Cyrille.

/(?r.lll, 1. xai [àirsXOouda] àir' auTou (P. g. 70, 49 c). xai [àirsX- Otj] air' aÛTOo (B).

Le cursif 41 donne seul la leçon aTueXOouaa.

Jer, Xlï, 10. è(Ji'5X'Jvav tiqv [xXiQpovofjLiav] [xo'j (P. g. 70, 32 c).

[X£pi8a (B.)

Le cursif 41 donne seul la leçon xXY3povo[ji.(av.

Jer. XII, 11. £^£^7)07) sic àcpaviajjiov (ibid,), stéOt) (B).

S, Q,23,26, 41, 49, 86, 87, 90, 91, 106, Théodoret, ont la leçon lyer/jOY;.

Bar. IVi 4. xà [àpioxovxa Ô£({>] -^^bitjzT. fjjjiTv IdTiv (P. g. 70, 113 a), àpiorà tov) 0£ou (B).

A donne àpsŒTa xwOew. Nous ne pouvons faire d'autres rapprochements, l'édition Holmes ayant exclu le livre de Baruch.

Éz, XVf, 8.' XÉYst 'ASwvaV xjpioc (P. g. 70, 121 a). U^zi Xuptoç (B).

Cette leçon de saint Cyrille n'est pas indiquée dans Holmes (bien qu'elle soit donnée en correction dans A). On la retrouve dans ïhoqdoret (P. g. 81, 236). Si elle est authentique dans saint Cyrille, comme tout porte à le croire, il s'ensuivrait que l'emploi du mot àSwvaî à côté de y.ùpioq n'était point particulier à la recension de Lucien.

Fz. XVf, 9. àirfirXuva to atjaa àizo (jou (P. g. 70, 124). to aTjjià

[jdU] àîUO JQrX~(B).

L'omission du pronom n'est pas relevée dans Holmes. Éz. XVI, 12. i>£pî] Ta toxa (jo'j {ibid.), Ini (B).

Les cursifs 68, 106, 147, 238 s'accordent avec saint Cyrille.

Ibid [TTSpi] TTIV XECpxXTJV (JOU (iÔ/rf.). STTt (B).

Les mêmes cursifs et 90, 91, 233, 239, 306 ont 7r£p(.

Ez, XVI, 13, xaî [sxodfjiTQaà je] {ibid.). èxoafXYJÔr^i; (B).

Le cursif 42 est seul avec saint Cyrille.

. Ibid, èxoafjir^adc je [>'-'>^H^tp 7P'->^^ ^^t àpY^pH>]. XP'-^^^V ^*'- ^PY'^p.V(B).

A, 26, 42, 49, 87, 90, 91, 106, 147, 228, 238, 239, 306, ont la leçon xoœjjlw xtX.; le manuscrit 68 a simplement ypujw xal apYupcjS.

Os, 3, 5, eir' [sj^ràxou] twv Ijfiipwv (P. g. 70, 29 b). èa^ç^àxtov (B).

Q, 23, 26, 40, 42, 62, 86, 87, 147 ont hyi-o^j.

Os, VII, 11. xaî '?jv 'Ècppa\fx irepifiTEpà avou; (P. g. 70, 88 a).

[wç] TTSpKTTEpà (B).

D'après Holmes, saint Cyrille serait seul à omettre la particule ws.

Ibid. ETTOpSUeTO. ETTOpS'jôr^JaV (B).

Les cursifs 40 et 42 ont la même leçon que saint Cyrille. On la trouve aussi dans Théodoret (P. g. 81, 1589 a).

Os. XI, 8. Ti ŒE [oi3^w] 'Ecppai>; (P. g. 70,298), ataOcojxai (B).

A, Q, 22, 26, 36, 42,49, 51,62, 68,86, 87,91,106, 147, 228, 233, 238ont BiaOo).

Ibid. [wdEÎ] 'A5a{xà. tbç (B).

Le cursif 42 est seul à lire Mcti; mais la leçon incorrecte de 62, (oç Sai8a[xa, se ramène h celle de saint Cyrille.

Os. XI, 9. o'S [Jifj [£YxaTaXEλ]/w] [ibid.). èYzaTaXtirw (B).

Holmes 42 donne seul sy^xTaXEi'^^a). A, Q, 26, 62 ont SY>taTaAe(xa).

/6icî. EY^ Oeoi; eÎ(j,'. Oeo? eyw £i[i.i (B).

Q, 23, 42 s'accordent avec saint Cyrille.

Mich, m, 12. [wç] acros- apufjiou {P. g. 70, 76 c). eI; (B). A, 26, 40, 106, 228, 233 lisent elç.

Zach, I, 15. [eu|ji(î) (xe^àXtii] syw h^^%o\K7.\. (P. g. 70, 37 a). opYV (JteYaXTQV (B).

Le manuscrit 42 est seul avec saint Cyrille.

Il semble que Ton peut joindre ce cursif 42 (petits Prophètes) à ceux que les critiques ont déjà désignés comme ayant chance de représenter plus ou moins fidèlement la recension d'Hésychius. Les manuscrits 26, 41 (Isaïe et Jérémie) 106, 147, 118, 233, 306 (Isaïe etEzéchiel) gardent le même rapport vis-à-vis de saint Cyrille que pour les premierschapitresdlsaie. Maisilestclair que ces données sont fort vagues et incertaines. Le cursif 42 a pu être désigné par tel exégète comme représentant la recension de Lucien. Les autres manuscrits qu'on a désignés comme appartenant à la recension alexandrine: 49, 68, 87, 90, 91, 228, 238 (diaprés Cornill), même 106 (Ceriani), n'ont pas avec saint Cyrille une conformité assez rigoureuse pour qu'on puisse y voir des témoins absolument certain;» et exacts de Tédition d'Hésychius. Plus on essaie de saisir cette édition, plus elle échappe aux efforts de la critique. On dirait qu'elle tient par son fond au texte de B, quoiqu'elle s'en écarte sensiblement ; qu'elle a été réglée sur le texte de A, bien qu'elle ne le suive pas toujours ; on soupçonne enfin qu'elle a pu subir graduellement Tinfluence de la recension hexaplaire, ce qui expliquerait pourquoi les témoins qu'on croit lui découvrir ne constituent pas une famille très homogène. Les manuscrits et les citations patristiqucs ne suffisent pas à rétablir d'une manière suffisamment sûre la recension d'Ilésychius ; mais il reste à interroger les versions surtout les versions coptes et la version éthiopienne.

Prenons la version copte la plus ancienne, la version dite sahidique ou thébaine, dans ces chapitres XV1I-' XIX du premier livre de Samuel, qui sont si instructifs

pour la critique. Un des fragments publiés par le P. Ciasca {Fragmenta copto-sahidica Musaei Borgiani I, 174) reproduit Sam, XVII, 33-XIX,5, avec des lacunes et des leçons caractéristiques.

I Sam, XVII, 36, la version suppose : tov Xlovxa xal r?|v àpxov £TU7rc£v 6 5oiîXo; o-ou, leçon de A, au lieu de xal ^T^v ofpxov ETtiTrrsv... xal tov AéovTa.

A la fin du v.36,on omet, peut-être accidentellement, oioTi tÛ 0 aTcepbjjLYiTO; outoç oç wvetSio-sv Trapàxa^w ôeou JJwvToç ;

V. 37. A, 106 et d'autres cursifs placent au commencement : xal sIttsv AausiS. La version et B Tomettent.

Après Toiï àXXo'^ù/.ou, la version omet toG àTOpiTixT^Tou, omission qui se rencontre dans le seul cursif 247.

V. 39. xal £xo7îiao-e [AausiS]. Le mot Aai>£l8 manque dans A et B, dans 106, et se trouve dans 247.

Même verset, omission de Ttpo; Saoïi)^, autorisée seulement par le cursif 44.

Le V. 40 présente des omissions qui no se rencontrent dans aucun manuscrit. Les vv. 41-42 manquent tout à fait. Le v. 41 manque dans B, et il manquait aussi primitivement dans la version éthiopienne.

A la fin du v. 44, on omet ev tow QsoÏs lauTou, et au commencement du v. 4S, xal sItcev 6 hXkôo\j\o^ Tcpo; Aa-

Au même verset, on lisait Orjpioi; avec A et la version éthiopienne, au lieu de -uTr^ye^iy (B, 106, etc.).

Au V. 45, on omet xal £v aa-iriôt., et à la fin du même verset, 7,v (Î)v£t3t(7aç oT,[jL£pov ; au v. 46 xiipioç et xal àitox- TEVw (T£; puis toute la finale xal Swo-o) Ta xwXa tolî.... 'I<tpaY]X. Le cursif 44 abrège les vv. 46-47 d'une façon qui se rapproche sensiblement de notre version. Le commencement du V. 47, xal YV(ljT£Tai... oti, fait également défaut, ce qui n'empêche pas le récit d'avoir un cours

naturel, plus naturel peut-être que le grec actuel et rhébreu.

Il y a encore quelques omissions dans le v. 49.

Le V. 50, qui n'est pas dans B ni dans la version éthiopienne, se trouve en partie seulement dans la version sahidique. Il est certain que ce verset manquait primitivement dans le grec.

Le commencement du v. 51 est abrégé.

Au lieu de xal eôavàxcixxsv aÙTov (B), l'interprète suppose la leçon de A (106 et autres cursifs), xal sÇeTcao-sv aùtTiV ex TO'J xoAato'j olut1\^.

Les vv. 52-53 sont omis entièrement.

Les vv. 55-58 du chapitre XVII et les vv. 1-5 du chapitre XVIII manquent dans la version sahidique et dans la version éthiopienne. On sait qu'ils n'étaient pas dans les Septante avant Origène et qu'ils sont omis dans B.

Holmes ne signale aucun cursif où ce passage fasse entièrement défaut ; mais le cursif 247 en omet la plus grande partie ; dans les autres cursifs, ces versets présentent beaucoup de variantes.

On lit ensuite dans la version, au v. 6 : « Et tout le peuple vint à sa rencontre, avec toutes les femmes dlsraël. » La version éthiopienne est tout à fait conforme au texte de B, ce qui ne laisse pas d'être significatif. Mais le fait que B et la version éthiopienne sont beaucoup plus conformes à l'hébreu doit être également pris en considération. La version sahidique représente ici et dans plusieurs endroits des versets précédents un texte grec qui ne peut pas être celui de B. Pour le livre de Job, elle n'a pas complété le texte des Septante comme il est complété dans B. Cela tient sans doute à ce que la version sahidique représente un texte des Septante plus ancien que B*

Au V. 7, les femmes disent :

David a tué les myriades, Saûl a tué les mille,

Cet ordre qui pourrait bien être primitif se rencontre dans le cursif 24S. La version omet le pronom auTou, qu'on ne trouve pas non plus dans l'éthiopien. ,

Le sahidique s'accorde avec B contre A et de nombreux cursifs, parmi lesquels 106, pour omettre la finale du V. 8 : xal Ti auTcj) Tzkr\v r^ pao-tXsia. Cependant les vv. 10-11, qui manquent dans B et dans la version éthiopienne, se retrouvent dans notre version sous une forme analogue à celle qu'ils ont dans A, mais un peu plus courte (v. Ciasca, op. cit. I, 176). La version copte et la version éthiopienne omettent encore avec B la finale du v. 12, oti. t^v xiipi-oç jjlst' aÙToû» xal àîro Saoi>X aTcio-TVi, qui est dans A, dans 106 et autres cursifs.

Dans B, la fin du chapitre XVIII (15-29) est plus courte que dans l'hébreu massorétique (v. Histoire du texte hébreUf 112-113). Elle est omise entièrement dans le fragment édité par le P. Ciasca. Il a existé cependant des exemplaires où le texte était conforme à B, sans les additions de A, comme on peut s'en convaincre par un autre morceau reproduit dans la préface des Fragmenta copto-sahidica, et qui commence par les deux derniers versets du chapitre XVIII (vv. 28-29). La version éthiopienne suit aussi le texte de B.

Le texte des versions coptes a donc varié. Dans certaines parties de la version sahidique on croit tenir et Ton tient réellement un texte plus ancien que B, différent de B ; puis on trouve le texte de B ou un texte, qui lui est apparenté de très près ; mais ce texte même n'est pas fixe et l'on sent l'influence de la recension hexaplaire, du manuscrit A ou de ses congénères. La

ET DES VERSION^ DE LA BIBLE Hl

version copte, pour être un témoin quelque peu fuyant, ne laisse pas de fournir une déposition assez nette, que la version éthiopienne éclaircit et confirme. La version sahidique laisse entrevoir que l'ancien texte égyptien des Septante était assez différent de B, quoique plus rapproché sans doute de B que de A ; que le texte de B, à un moment donné fut en crédit en Egypte, mais que des additions provenant de la recension hexaplaire ne tardèrent pas à s'y infiltrer. Nous aurions pu nous en douter en lisant saint Cyrille, car les citations scripturaires de saint Cyrille ne sont pas autre chose que le texte de B plus ou moins influencé par celui d'Origène.

Or la version éthiopienne offre, dans ses plus anciens manuscrits une conformité surprenante avec le texte de B. Dans les manuscrits plus récents, les additions faites àla traduction primitive Tout été conformément à un texte voisin de A. L'Église éthiopienne a toujours été dans la dépendance d'Alexandrie. Selon toute probabilité, la version qui a été composée pour elle a été faite sur des manuscrits venus d'Egypte. Comment son texte aurait-ild'âbord été conforme à B, si la forme du texte représentée par ce manuscrit n'a pas été à un moment donné celle du texte égyptien, du texte dont on usait communément à Alexandrie. Et comment l'influence de la recension hexaplaire a-t-elle pu Tatteindre si ce n'est encore par rÉgypte, après que cette recension eût contaminé les manuscrits égyptiens ?

Cette conformité de la version éthiopienne et de B a été signalée à bon droit (1), Elle est particulièrement instructive dans les livres de Samuel et des Rois où les différences du grec primitif et de l'hébreu étaient plus sensibles. Prenons comme exemple les chapitres XII et XIV du premier livre des Rois (IIP du grec) :

(1) V. Méchineau, Études religieuses 4892, p. 45 >.

D'après Dillmann, la version éthiopienne se présente dans les manuscrits sous trois formes, forme primitive, forme modifiée sur le grec, forme modifiée d'après rhébreu. Or, dans le chapitre XII, la version primitive omet le verset 2 et lit le v. 3 conformément à B ; la troisième recension contient le v. 2 et lit le v. 3 conformément à l'hébreu (comme dans A). Au v. 17, la seconde et la troisième recension ajoutent suivant Thébreu et A ; « Et les enfants dlsraël qui demeuraient dans les villes de Juda reconnurent pour roi Roboam.» Au v. 18, l'ancienne version et B lisent ; « Et le roi envoya. » Les deux recensions avec A et Phébreu : « Et le roi Roboam envoya. » Le grand passage qui vient dans B après XII, 24 et qui couvre deux pages et demie de l'édition Swete, passage qui n'existe pas dans l'hébreu massorétique, se trouve dans la version éthiopienne. Il manque dans A ; la seconde recension de la Bible éthiopienne ne le possède pas plus que la troisième. En revanche les vingts premiers versets du chapitre XIV, qui manquent dans B et la version primitive, se trouvent dans A et les deux recensions postérieures de la Bible éthiopienne.

On sait que B ne contient pas les livres des Mâcha, bées. Ces livres n'existent pas non plus dans la Bible éthiopienne. Il convient de rappeler que saint Athanase ne les mentionne pas au nombre des livres canoniques, ni parmi les livres de lecture ecclésiastique (v. Hist, du canon de V Ancien Testament, 97). La version éthiopienne, dans sa forme primitive, représenterait donc l'Ancien Testament de B, pris dans un texte à peu près identique à celui de B. Ce texte était, selon toute vraisemblance, le texte officiel de TEglise égyptienne au moment oîi la version fut faite. Mais la version éthiopienne est postérieure à Hésychius, et ne peut remonter

plus haut que la fin du IV* siècle, vers le temps même où saint Jérôme écrivait : Alexandria et JEgyptus in Septuaginta suis Hesychium laudant auctorem. Grabe aurait-il eu raison de regarder B comme témoin de la recension égyptienne ? Lorsqu'on cherche la recension d'Hésychius dans des témoins plus récents, manuscrits cursifs et même citations de saint Cyrille, ne trouve-tôn pas un Ilésychius altéré progressivement sous l'influence de la recension hexaplaire ? Les manuscrits où Ton veut retrouver la recension d'Hésychius ne seraientils pas des témoins peu fidèles ? Ne serait-il pas inutile de chercher la recension d'Hésychius puisqu'on la posséderait à peu près dans sa forme primitive ? Des critiques autorisés veulent voir dans B un représentant du texte des Septante tel qu'il existait avant les recensions, un texte indépendant d^Origène, d'Hésychius, de Lucien. Il est certain néanmoins que B contient un texte revisé. Le Job de B n'est pas antérieur à toute recension. Disons seulement, pour conclure, que Topinion des critiques dont nous parlons a sans doute besoin d'être corrigée.

Quant à la recension hexaplaire, nous avons déjà parlé de ses principaux témoins manuscrits et de la version syro-hexaplaire, calquée sur le texte d'Origène. Il faut tenir compte aussi de la traduction latine des Septante qui se trouve dans certains commentaires de saint Jérôme, ainsi que de ses travaux sur le Job et les Psaumes de l'ancienne Vulgate. Pour qu'on se fasse une idée du rapport qui existe entre le texte hexaplaire traduit par saint Jérôme et les principaux manuscrits des Septante nous allons reproduire la traduction latine de deux morceaux d'Isaie avec les variantes des manuscrits en regard.

Is. XLVI, 1-7 (P. l. 24, 450 et suiv.)

1. Cecldit Bel, contritus est Dagon : fada sunt sculptilia eorum in be^tias et jument a ; portatis ea colligata quasi onus laboranti.

â. El deficienti et emrientiy nec prœvalenti simul, qui non poterunt salvare de bello ; ipsi autem captivi ducti sunt,

3, Audite me, domus Jacob, et omnes reliquiae Israël, qui portamini de utei^o, et erudimini a parvulo usqiie ad sejiectutem,

4. Ego sum et donec senescatis ego sum\ ego sustineo vos, ego feci et ego portabo ; ego suscipiam et salvos vos faciam,

o, Cui assimilastisme? Videte, qui crratis 6. et confertis aurum de sacculo, et argenlum in statera appenditis, et conducilis aurificem. Fecerunt opéra manuum et incurvati adoraverunt.

7. Portant illiid in humeris et vadunt. Si autem posuerint illud in loco suOf manet^ et non movebitur ; et qui clamaverit ad illud non audiet, et de malts non liberabit eum,

Is, 11, 9. Exsurge, exsurge,[Je' rusalem], et induere fortitudine brachii tui, Exsurge sicut in principio diei, sicut generatio sempiterna.

Na^u) (B). Aaywv (A). Juxta LAX, Dagon, gni tamen in Hebraico non hahetur (S. Jérôme, in h. lue). y-oLi xtvîvt^ ïozi:oLi OLÙzi (A), au lieu de xal -rà XTy5vr^ *oiipszt a\)zà (B). xai ttî'.-

VWVTt Xaî £xX£X'J[Jlév(|> (A),

o'jvtôvTat (A). ouvY^aovTat (B).

àico xaioiou (A). £>t TcaiOîou (B).

zm; '^r]po'j(; (A). £w; av xaTa^i^/pàdTjTS (B).

TTpofTxuvo'j jtv a'jTt]) (S).aù':o"t< (B).

A Jit ajTo, rattachant peutêtre ce mot au verset suivant, comme saint Jérôme.

Au V. 7, B lit âirl Tou o)(jlou; A, et:', tojv oj|Jiwv.

Nomen Jérusalem, quod lue a LXX additum est, nec in Hebrœo habetur, nec ulltis trium Interpretum (Aquila, Symmaque, Theodotion) posuit, unde obelo

ET DES VERSIONS i>Ë LA BIBLE

Nonne tu es 10. quae excidisii latitudinem,dissôlvistidraconem?

Nonne tu es quae desertum fecisti marey aquas abyssi multas, quœ posuisti profundum maris viam transituSj M s qui fuerant libcrati 41. et redempii.

A Domino enim reducentur et venient in Sion cum lœtilia et exultatione aetema. In capite enim eorum laus et lœtitia apprehendet eos. Fugiet dolor et mceror etgemitus.

42. Ego sum, ego sum ipse qui consolor te Scito qux fw.ris et timueris ah homine mortali, et a filio hominis qui quasi fœnum arefacii sunt ; 43 et oblita es Dei factoris tui, qui fecit cœlum et fundavit terram, et timebas semper cunctis diebus faciem furoris iribulantis te, sicut cogi-' tavit auferre te ; et nunc ubi est furor iribulantis te ?

/4. Cum enim salva facta fueriSy non stabit neque perma* nebit, [et non occidet tn corrup^ tionem^et non deficietpanisejus\.

prœnotandum est, et sic cum superiori sensu sequens capilulum copulandum (S. Jérôme, in h, loc). Rien dans A, 6, S ne correspond à Nonne,., draconem.

Mais on trouve dans un certain nombre de manuscrits (avec variantes) yj XaTO|JiYi(ja(Ta TrXàxoc, §taXu<Ta^a 8pà>4ovta. Ce passage a été ajouté dans les Septante d'après Théodotion, et saint Jérôme a oublié d'en faire la remarque.

[àYaXXia(Jia xatj aivedi; xal e'jcppod'jVTr) (A), atvedtçxai eucppo-

6t); (A). Ti; ou(ja(B).

lllud autem quod supra dicitur:

Et non occidet in corruptionem et Don deficiet panis ejus, de Theodotionis editione ex Hebraico additum est (S. Jérôme, in h.

loc). On ne trouve pas ce membre de phrase dans A, B, S, mais il a été ajouté dans plusieurs cursifs.

45. Quia ego Beus tuus qui conhirbo mare, et sonare facio fluclus ejus, Dominus Sabaoth nomen mihi.

46. Ponam verba mea in ore otio tv> osSiiv |jloj (A), oito vi^i^ tuo, si in umhra manus meœ axtàv xYÎcyetpo; jjlou (B). protegam te, in qua statut' cœ-

lum et fundavi terram ; et dicet Sion : Populus meus es tu.

On voit suffisamment par ces deux exemples le parti qu'on peut tirer des traductions faites par saint Jérôme sur le texte hexaplaire pour la correction de ce texte. En cas de variante entre A et B, saint Jérôme s'accorde le plus souvent avec B contre A. C'est pourquoi les critiques modernes ont eu raison de penser que B représente pour le fond et dans l'ensemble le même texte que les manuscrits dont Origène s'est servi pour établir la recension hexaplaire, bien qu'on ne puisse le considérer comme appartenant à cette recensîon. Mais doit-on y voir une simple copie de l'un des manuscrits employés par Origène, comme l'ont pensé Hort et Cornill (1) ? Ce serait sans doute aller trop loin, puisque la recension hexaplaire mentionne comme ayant manqué dans les Septante des morceaux de Job qui sont conservés dans B.

La recension hexaplaire est à chercher aussi dans les citations des Pères palestiniens, notamment dans les ouvrages d'Eusèbe. Il va sans dire que les données diverses qu'on a déjà recueillies touchant les Hexaples contiennent beaucoup de menues indications sur le texte hexaplaire des Septante.

Bien que les témoins principaux du texte hexaplaire soient connus beaucoup plus certainement que ceux de

(1) V. MhLop. cit., 141.

Lucien, la reconstitution de ce texte ne laisse pas do présenter des difficultés assez considérables. Les maiiuscrits grecs qui contiennent le texte hexaplaire des Septante avec les signes diacritiques d'Origène ne sont pas nombreux, et il y en a moins encore où les signes diacritiques soient marqués régulièrement. Aucun manuscrit complet de l'Ancien Testament ne représente le texte hexaplaire dans la forme que lui avait donnée Origène et qu'avait conservée l'édition de Pamphile et d'Eusèbe. Parmi les onciaux qui contiennent une partie de l'Ancien Testament, sont pourvus des signes diacritiques d'Origène le Sarravianus (Octuteuquc), et le Marchalianus ou Claromontanus (l^^ophètes) ; on cite parmi les principaux cursifs le codex Barberuius (Prophètes, Holmes 8&) et le Chisianus (quatre grands Prophètes, Holmes 88) où est conservé le Daniel des Septante. Dans les manuscrits où on les trouve encore, les signes diacritiques n*ont pas été conservés avec le même soin et les indications ne sont pas uniformes (1). Saint Jérôme avait corrigé sur les Hexaples au moins une partie notable de l'Ancien Testament latin, en plaçant dans sa version les astérisques et les obèles qui étaient dans le texte hexaplaire. Ce travail serait assurément d'une

{\)Quid autem si decursu temporis tam notariorum inoleverit audacia, ut nuUus ferme ad nos pervenerit liber grœcus licet antiquissi^ mus, qui omnibus notis origenianis et rite apposilis imignitus sit. a Ex his porro mutationibus evenit, jure Monte falconius, ut editio LXX interpretum pura et qualis erat ante Origenem frust'U quaei^atur hodie » : proindeque admodum difficile sit, ne dicam impossibile, mutationes et additamenta in eam ab eoderr, Origene inducia, adamussim determinare. Ciasca, Fragmenta copta-safiidica, II, pr. XIV. Le même auteur (ibid. XX} apprécie, en citant l'étude de G. Bickell sur la version grecque de Job, les deux mss. hexaplaires de ce livre, le Cûlbertinus 1952 et le Vaiicanvs 346 (Holmes, 248). Le second a été copié beaucoup moins soigneusement que l'autre et les astérisques ^ sont souvent mal placés.

utilité considérable pour la fixation du texte hexaplaire, s'il nous. avait été conservé intégralement. Les Psaumes et Job nous ont été gardés ; mais les scribes n'ont pas toujours observé la recommandation que saint Jérôme leur faisait de maintenir en leur place l'astérisque, l'obèle, le métobèle (1). Saint Jérôme d'ailleurs ne s'est pas fait faute de corriger d'après l'hébreu certains passages qu'il jugeait mal traduits (2), et dans les changements qu'il faisait, il a parfois suivi Symmaque au lieu de Théodotion (3). L'ancienne Vulgate latine re visée par saint Jérôme ne correspond donc pas tout à fait au grec hexaplaire. La version syro-hexaplaire reproduit avec beaucoup de soin les signes diacritiques d'Origène^ Mais ce n'est pas une simple version du texte hexaplaire et qui serait exempte de toute autre influence. Cette version retient ordinairement les mots de la Peschito, l'ancienne traduction syriaque faite sur l'hébreu ; elle contient des fragments marqués d'astérisque ou d'obèle qui n'existent ni dans l'hébreu ni dans la plupart des

(1) Unde corisueta prœfatione commoneo tant vos (Paula et Eustochium), quibus forte labor iste demdat, quam eofi qui exemplaria hujusmodi habere voluerint, ut quœ diligenter emendavi, cum cwa et diligentia transcribantur . Notet sibi unusquisque vel jacentem lineam, vel signa radianta, id $st vel obelos vel astericos. Et ubicumque viderit virgulam praecedenterriy ab ea usque ad duo puncta quœ impressimUs, sciai in LXX translation Ibus plus haberi, Ubi autem stellœ similitudinem perspexerit, de hebrœis voluminibus additum noverit, œque usque ad duo puncta, juxta Theodotionis durntaxat editionem. Praef. in Psalm. juxta LXX.

(2) Saint Jérôme le dit lui-même : Necnon et illa quai habere v/, debamur et ita corrupta erant ut sensum leyentibus tollerent, orautibus vobis magno labore correxiy magis utile quid ex otio meo Christi Ecclesiis venturum valus quam ex aliorum negotio. Prœf, in Job juxta LXX.

(3) G. Bickell, De indole ac rat. vers, Klex,. in ir^terpretando libro Jobiy 34.

manuscrits grecs (1) ; en sorte que la version syro-hexaplaire dégagée des parties ajoutées sous les astérisques ne représente pas avec une exactitude parfaite le texte origénien des Septante. Ajoutons que les témoins grecs, latins, syriaques, sont loin de s'accorder dans la notation des signes diacritiques et nous aurons fait comprendre les difficultés que présente la restitution du texte hexaplaire. Dans le conflit des témoignages, il reste une ressource, la connaissance de la version primitive, des procédés suivis par Tinterprèle, de la façon dont il traduit tel mot hébreu, comparés avec la version, les procédés et le langage de Théodotion, qui a fourni la plupart des additions. Mais il est évident que ce critérium, qui peut donner d'excellents résultats dans un très grand nombre de cas (2) et pour des passages quelque peu étendus, n'est pas applicable partout et pourrait donner lieu à de nonibreuses erreurs aux mains d'un critique imprudent ou inexpérimenté. Les témoins du texte antéhexaplaire, qui sont exempts des interpolations origéniennes, permettent souvent d'établir avec plus de certitude soit l'état du texte grec qu'Origène avait à sa disposition soit le caractère et l'étendue des modifications qu'il lui a fait subir.

Le texte des recensions étant une fois rétabli, il y aura lieu de les comparer entre elles et avec les témoins indépendants des recensions, afin de retrouver autant que possible l'ancien texte des Septante. Tout ce qui est commun aux trois recensions peut ùtre considéré

(1) Exemples dans Field, op. cit. y I, lxiv-lxvi.

(2) Tutissimum utiqtie erit in secer menais additamentis a genuina versione alexandrina, indolem vei^fiionis, usum sermonis, phrasium^ verborum seqvL Observandum est quibusnam verbis grœcis et Théodotion et rersio alexandrina vocabula hebraica reddere soleant. Qui ingenium ulrimque interpretis pavlo accuratiua perspexerit, fere numquam de auctore dubius erit, Bickell, op. cit, 39.

Page 1