‹ Histoire critique et lâegislative de l'instruction publique et de la libertâe de l'enseignement en France (volume 2)Chapitre 34 sur 81 · II · texte numérisé non relu

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ll\1 HISTOIRE DE ^INSTRUCTION PUBLIQUE

ce fut une garantie d'existence provisoire. « Notre ordonnance du 17 février dernier, dit le roi Louis XVIII dans le préambule de celle du i5 août 181 5, n'ayant pu être mise à exécution, et les difficultés des temps ne permettant pas qu'il soit pourvu aux dépenses de l'instruction publique ainsi qu'il avait été statué ; voulant surseoir à toute innovation importante dans le régime de l'instruction jusqu'au moment où des circonstances plus heureuses, que nous espérons n'être pas éloignées j nous permettront d'établir par une loi les bases d'un système définitif, Nous ordonnons Art. 1. L'organisation des académies est provisoirement maintenue. Art. 1. La taxe du vingtième continuera

d'être perçue Art. 3. Les pouvoirs attribués au

grand maîtreet au conseil del'Université, ainsiqu'au cbancelier et au trésorier, seront exercés, sous l'autorité de notre ministre secrétaire d'Etat au département de l'intérieur, par une commission de l'instruction publique. »

A la tête de cette réorganisation parut M. Royer- Collard. Il avait le titre de président de la commission. L'Université triomphait : avec les membres de ce nouveau conseil , les anciennes prétentions reparurent. Les idéologues étaient maîtres du terrain , et ils en profitaient au delà de toute mesure. M. l'abbé Frayssinous , que la confiance du roi avait appelé dans la commission, ne put y demeurer. « Sa conscience délicate était souvent froissée. Le ton hautain et dogmatique de M. Royer-Collard, qui prétendait imposer ses fausses opinions à ses collègues, heurta son caractère, et, reculant

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devant la responsabilité d'actes qu'il ne se voyait pas le pouvoir de prévenir ni de réparer, il aima mieux se retirer1. »

La commission revenait aux exigences impériales. Il fut enjoint à tous les répétiteurs des institutions et pensions de faire renouveler les autorisations en vertu desquelles ils exerçaient. Des mesures furent prises pour assurer la fréquentation des collèges par tous les élèves des établissements particuliers, ainsi que le recouvrement des rétributions universitaires2. Ce n'était pas là remplir et les promesses du gouvernement , et les vœux des pères de famille. Le mécontentement et l'indignation éclatèrent à la première session de la nouvelle chambre des députés.

II. Attaque et défense du monopole. — Proposition de M. Murard de Saint-Romain, — Apologie de MM. Rendu, Taillefer, Guizot, le recteur de Bordeaux, etc. — L'Université menacée.

Le 3i janvier 1816, un député du département de l'Ain , M. Murard de Saint-Romain , présenta une proposition relative à l'instruction publique. L'orateur fit d'abord une juste et sévère critique de l'Université, de la commission et du monopole3 :

« L'Université, dit-il, est moindre, quant au nombre de maîtres et de sujets, que n'était la Congrégation de l'Oratoire...

* Vie de Monseigneur Frayssinous , p. 122.

2 Kilian, Tableau de l'instruction secondaire, p. 144.

3 Moniteur du 3 février 181 6, p. 123 et suiv.

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Dans le système général d'instruction publique, l'Université n'est qu'une légère fraction d'un grand tout. Il est vrai qu'elle compte, comme faisant partie de son domaine, trois à quatre cents collèges, et plus de mille pensions; mais les pensions et les collèges sont sa conquête, plutôt que sa propriété légitime. L'Uni versité^se compose d'une commission qui a son président puis c'est la légion des inspecteurs généraux et particuliers , ce sont les trente à trente-cinq lycées et leurs six mille écoliers. «Mais plus de 80,000 étudiants que renferment les autres maisons, mais i,5oo chefs d'établissements particuliers, mais 3 à 4,000 professeurs, régents, maîtres de quartier, assujettis à l'Université, rien de tout cela n'est l'Université.

< Or, je demande si le mérite littéraire est si rare en France, qu'il se soit concentré uniquement dans les lycées, dans les Académies, les Facultés, l'École normale, ou même la commission ; et si les sciences et les lettres seront perdues, parce que la direction de l'enseignement et les places les plus lucratives cesseront d'être exclusivement entre leurs mains ? »

Passant au plan de réédification qu'il soumet, M. de Saint-Romain se déclare l'ennemi d'un système uniforme. La seule chose qu'il désire, c'est que la religion soit la base de l'éducation.

" Avant la révolution, on se mêlait fort peu de l'éducation , et elle n'en allait pas plus mal. Que l'autorité supérieure surveille la morale et la religion, mais qu'elle se garde de se mêler des détails, de régler l'heure où doit bouillir la marmite, et la dose de sel qu'il sera permis d'y jeter. »

Il demandait ensuite la liberté et des encouragements pour les écoles particulières, pour les petits séminaires, pour les congrégations enseignantes elles-mêmes. « Le vrai mal, disait-il, le fléau redoutable dont je sollicite vivement la réformation, c'est l'Université fondée par Buonaparte , restaurée l'an-

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née dernière sous un ministère dont la France déplorera longtemps les erreurs. » Et il terminait «en suppliant très-humblement S. M. de changer le mode d'instruction publique existant, d'après les bases qui suivent : i°La religion sera la base essentielle de l'éducation. i° Les collèges et pensions seront, concurremment avec les autorités locales , sous la surveillance immédiate des archevêques et évêques, etc. 3°<Les évêques pourront augmenter le nombre des séminaires selon les besoins de lare ligion... 4° Us nommeront aux places de principal des collèges et pensions , le principal nommera les professeurs... 5° Les Universités subsisteront telles qu'elles sont... 6° La commission d'instruction publique sera supprimée. »

La Chambre, malgré les efforts des amis de l'Université, accueillit cette proposition et la prit en considération. L'Université se crut perdue.

Il faut voir comme alors elle déploie toutes ses ressources, comme elle arme tous ses défenseurs! Les observations, les apologies, les panégyriques se succèdent : timides d'abord, les tenants du monopole excusent plus qu'ils ne justifient; puis ils essayent de donner le change et d'éviter le combat. Enfin, quand il faut résister en face, ils se retranchent derrière les droits acquis, s'abritent sous la raison d'Etat, et restent maîtres du terrain par l'effort combiné de l'adresse et de la politique.

Le premier, le plus intrépide de ceslutteurs, c'est M. Rendu; il gagnait alors ses éperons au service de ce monopole dont il est resté un des plus infatigables, nous dirions presque un des derniers cheva-

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liers. Le discours de M. de Saint-Romain avait paru le 3 février : le 6 furent publiées des Observations sur les développements présentés à la chambre... par un membre de l'Université royale de France. Un mois après parut un Premier supplément aux Observations, où l'auteur signait de ses noms et de ses titres (i i mars 1816), et enfin arriva en mai le deuxième supplément, ou Système de l'Université. Le sentiment qui domine l'honorable universitaire, c'est une foi absolue dans l'excellence de l'institution qu'il défend. «Grâce au système d'éducation, d'instruction qui constitue l'Université, dit-il, l'avenir est plus assuré pour nous qu'il ne le fut jamais à aucune époque et chez aucun peuple1. » Et plus loin : « Il nous semble que le système de l'Université est le plus essentiellement monarchique , comme aussi le plus solidement et le plus facilement religieux qu'il soit possible de concevoir, et que les Bourbons n'ont qu'à laisser faire cette Université si indignement méconnue, si atrocement outragée pour asseoir à jamais le trône £f l'autel2. »

Après la conviction de l'auteur, ce qu'il y a de plus remarquable , c'est le soin avec lequel il tente de délivrer l'Université de sa tache originelle, de ce sceau de réprobation qu'elle doit au génie despotique de son fondateur. Aussi il est curieux d'examiner avec quelle sollicitude M. Rendu s'efforce de trouver au corps enseignant une paternité qu'il puisse avouer sous la charte, et avec quel empres-

1 P. a des Observations.

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sèment, malgré les impossibilités de tout genre, il présente le paradoxe historique que voici : « L'Université de France , s'écrie-t-il T , nest rien moins qu'une création de Buonaparte. Elle doit sa véritable origine à Charles-Emmanuel III , roi de Sar~ daigne. Elle ne date réellement pas de 1808, elle remonte pour le moins jusqu'à 1771 ; en un mot, l'Université de France n'est que la copie en grand d'un modèle déjà ancien, Y Université de Turin. » Et pour le prouver, le docte inspecteur général entasse sur deux colonnes des extraits des constitutions de l'une et des décrets de l'autre. En vérité, quand on a la patience de suivre ces rapprochements forcés, démentis àchaque ligne l'un par l'autre, ces articles qui hurlent de se trouver ensemble, on s'étonne qu'un esprit aussi distingué que M. Rendu se soit laissé aller à de pareils subterfuges; et il fallait que l'origine du monopole lui parût bien suspecte et qu'il eût une bien grande nécessité de la dissimuler, pour espérer qu'on accepterait celle qu'il y substitue. Quoi! en Piémont il n'y a pas cette hiérarchie administrative si compliquée et si vaste qui embrasse tout le royaume de France; en Piémont, il n'y a ni charte , ni liberté religieuse , ni liberté de la presse; enfin, l'Université de Turin elle-même n'a pas le monopole exclusif dans toutes les provinces. Et ces différences n'arrêteront pas l'intrépide généalogiste ! Et il viendra reproduire sa théorie , non plus seulement en 1816, quand à tout prix il fallait voiler ce berceau impérial odieux à tous les

1 Premier supplément, p. 3.

regards; mais il la réimprimera en i835, à la tête de son code! Non, en dépit de l'habile écrivain , la vérité reste, et l'Université est bien réellement la fille de l'arbitraire impérial.

Au reste, dans son second supplément, M. Rendu, abandonnant la question des origines, qui ne lui réussissait pas, se contenta d'offrir le plan d'une éducation essentiellement monarchique et religieuse. C'était tout simplement l'Université telle qu'elle était sortie des décrets de 1808 et de 181 1 , adaptée seulement aux nouvelles délimitations de la France. Ce qui ne l'empêchait pas d'ajouter, avec la confiance la plus imperturbable : «Ce corps peut promettre avec certitude aux générations dont le sort lui sera confié une même discipline, une instruction sagement mesurée, suivant les lieux et suivant les âges; un enseignement libre sans licence, et réglé sans contrainte; des maîtres investis d'une autorité qui s'éloigne également du despotisme et de la faiblesse; des élèves formés à des règles sévères, et non pas arbitraires , etc., etc.»

En attendant la réalisation de tant et de si séduisantes promesses, un autre champion entra en lice. C'était M. Taillefer , qui offrait à la chambre des Renseignements. Il comblait ainsi une espèce de lacune laissée dans l'œuvre de M. Rendu, qui, « tout entier aux idées générales, a dû négliger les détails particuliers sur le régime intérieur des collèges. » Grâce à ces renseignements, M. le proviseur du collège royal de Louis le Grand pensait que les députés pourraient « mieux juger de tout ce qui a été fait depuis longtemps pour effacer des

torts qui ne furent jamais l'ouvrage de nos institutions, et qu'ils seraient plus à portée de reconnaître quel danger il y aurait, pour la génération actuelle et pour le maintien des bonnes études , à porter de nouveau la hache de la destruction sur ces restes vénérables de l'éducation publique , qui s'étaient relevés, même sous les coups des révotions, etc. »

M. Taillefer fait ensuite un pompeux éloge du collège qu'il dirige, et il ajoute : « Ces dispositions peuvent être regardées comme à peu près communes à tous les autres établissements, puisqu'elles ne sont que l'application la plus exacte et la plus heureuse des statuts et des règlements de l'Université. » Ainsi y quand on se plaignait de l'irréligion ou de l'indiscipline des collèges, on répondait par les statuts de l'Université. L'argument, pour être singulier, n'est pas nouveau ; Fourcroy l'avait déjà employé en 1806, à propos des lycées. Il paraîtrait aussi qu'il n'a pas vieilli , puisqu'on le reproduit encore en 1 844- H est aussi excellent et aussi convaincant de nos jours, qu'il l'était en 18 16 et en 1806, et il démontre tout aussi bien la supériorité irréprochable des établissements d'aujourd'hui , que celle des établissements d'alors1.

1 II nous en coûte beaucoup de nous mettre en contradiction avec des hommes tels que MM. Rendu et Taillefer, dont nous avons appris à estimer le caractère et à respecter les convictions; mais, tout en rendant hommage à leurs talents et à leurs vertus , nous ne pouvons , surtout en traçant l'histoire de cette époque , éviter de combattre des doctrines qui , pour être professées par des hommes honorables , ne nous en paraissent pas

iBo HISTOIRE DE i/lNSTRUCTION PUBLIQUE

Après M. Taillefer vint M. le recteur de Bordeaux. Cet écrivain est beaucoup plus calme et beaucoup moins enthousiaste que ses prédécesseurs. Dans ses Quelques idées sur V éducation publique f son intention est « d'essayer de fixer l'opinion sur les points principaux de la question qui s'agite, ou du moins d'appeler sur elle des méditations sérieuses, plutôt que de défendre le système actuel de V instruction publique. » Et, en effet, il demande que l'éducation soit religieuse, monarchique et littéraire : à ces titres, il s'abstient de défendre l'Université. Tout son effort se borne à soutenir la centralisation en matière d'instruction, à démontrer qu'une autorité centrale est nécessaire , et pour conserver l'uniformité de l'enseignement du nord au midi, et pour maintenir les prérogatives de la royauté, qui lui sembleraient compromises si le pouvoir royal n'intervenait pas dans le choix de tous les professeurs et régents du royaume. «Toutes les fonctions, toutes les récompenses, dit-il, doivent émaner du roi, et ceux qui veulent ramener parmi nous, comme le gage le plus assuré de notre bonheur, l'antique idolâtrie de la royauté , doivent vouloir ce qui rend les hommes idolâtres. Jamais trop d'intérêts ne seront rattachés au trône, jamais trop de biens ne découleront de cette source sacrée , etc. » Pour arriver à ce but, pour ramener cette antique idolâtrie, l'Université seule pourra suffire. Le clergé, qui ne sait

moins contraires aux droits de la famille et à la véritable liberté.

ET DE LA LIBERTÉ D'ENSEIGNEMENT. s5ï

pas encenser les idoles humaines, sera frappé d'exclusion. M. le recteur de Bordeaux lui rendait au moins justice à ce point de vue. Il est vrai que l'unique mobile de ce culte d'amour, il le plaçait dans l'intérêt. « A quoi était dû le dévouement absolu de l'armée à l'usurpateur, répétait-il, si ce n'est aux faveurs dont il la comblait?»- — «Nous sommes, en vérité, honteux, répondrons -nous à M. le recteur de Bordeaux avec un habile publiciste1, d'être réduits à relever de pareilles comparaisons. Pour combler son armée de faveurs, il fallait que Buonaparte ravageât les quatre parties du monde ! Il suivait la même théorie à l'égard de son corps, ou plutôt de son armée enseignante. Il la comblait de faveurs ! mais c'était en exerçant le plus odieux monopole sur l'éducation elle-même ! Il comblait ses lycées de faveurs; il en nommait non-seulement les maîtres , mais les élèves. Il excitait ainsi , chez les uns et chez les autres, un dévouement absolu ! Mais c'était sur les ruines de tout sentiment honnêle qu'il élevait le principe de cet aveugle et fatal dévouement! Il formait ainsi une race de mamelucks , qui ne connaissaient d'autre loi que l'intérêt, d'autre mobile qu'une ambition insensée ! »

Jusqu'ici nous n'avons vu que des œuvres semiofficielles. Bien que l'imprimerie royale ait prêté ses presses à l'écrit de M. le recteur de Bordeaux , ces manifestes sont de simples actes de polémique.

1 Mémoires pour servir à V histoire de l'instruction publique , t.'III, p. a37 (1818).

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Un adversaire plus sérieux et plus redoutable entre en lice : c'est M. Guizot , maître des requêtes au conseil d'Etat et professeur d'histoire moderne à V académie de Paris. Son haut talent, sa position politique, ses antécédents, tout donne à ses paroles une grande importance. Il publie un Essai sur l'histoire et l'état actuel de l'instruction publique en France. Dans cet essai, il y a des renseignements précieux à recueillir. Ainsi , au deuxième chapitre , dans le rapide coup d'œil que l'historien jette sur l'éducation publique avant la révolution, on lit que « les collèges ne furent d'abord que des maisons achetées ou bâties par des fondateurs charitables \ pour loger gratuitement un certain nombre d'étudiants pauvres, qui venaient suivre à Paris les leçons des professeurs de l'Université. . . Plus ils se multiplièrent, plus ils échappèrent a l'autorité civile. » Nous sommes heureux de retrouver dans un homme aussi éminent que M. le ministre actuel des affaires étrangères, la reconnaissance de l'antique indépendance des établissements d'instruction , et ce mot est la confirmation de tout ce que nous avons écrit précédemment.

M. Guizot, parlant ensuite des corporations religieuses, leur reproche ce qui, aux yeux de beaucoup d'autres publicistes, ne saurait être qu'un éloge, « d'avoir dirigé l'instruction, non d'après l'ensemble des institutions politiques , mais d'après la nature de leurs propres institutions;» et surtout il les blâme, et cette parole est grave dans sa bouche, « d'avoir formé cette génération imprudente et tur~ bulente, dont les uns ont fait et approuvé la révo-

lution, et dont les autres n'ont su ni la prévoir ni la diriger. » Arrivé à l'époque de la révolution , l'historien trace en quelques lignes le tableau des inutiles tentatives des assemblées politiques. « L'esprit humain , dit-il , avait embrassé la société... avec une force et une étendue jusqu'alors inconnues, mais aussi avec un orgueil bien au-dessus de sa puissance. » Il constate les avortements successifs de tous les systèmes, et se trouve bientôt en face de Buonaparte. « Son premier besoin , dit-il , était d'acquérir des créatures : la voie la plus sûre pour y parvenir était de multiplier les récompenses pour les hommes qui se donnaient à lui, et de travailler en même temps ci former dans son empire un grand nombre d'hommes disposés et propres à devenir les

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