‹ Histoire critique et lâegislative de l'instruction publique et de la libertâe de l'enseignement en FranceChapitre 31 sur 34 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

L'instruction publique et la liberté d'enseignement sous les deux premières races, de 57 à^i46. — A l'époque de l'invasion, l'Église peut seule conserver les études, 57 . — En présence des barbares il fallait convertir et instruire sans autre appui que Dieu seul ; aussi deux époques distinctes dans cette période : sous les Mérovingiens, l'Eglise agit seule; sous les Carlo-

vingiens, elle reçoit protection du pouvoir, 09 Un fait capital s'est emparé

de la société; l'Occident est devenu catholique, l'unité de foi a remplacé l'indifférence pratiqne de l'empire romain; sous cette garantie, la liberté de l'euseignement reste entière, 60.

I. Première époque, 61. — L'Église est le refuge de tous les vaincus, de tous les

opprimés, 62. — Écoles épiscopales, 63. — Élèves de ces écoles, leur éloquence, leur érudition ; objet de l'enseignement : la grammaire, le dialectique, la rhétorique, la géométrie,l'astrologie, l'arithmétique, l'Ecriture sainte, les langues, 65. — L'évêque préside à l'enseignement: saint Césaire, à Arles; saint Cyprien, à

Toulon ; saint Germain, à Paris; saint Rémi, à Reims/etc. , 66 Permanence

des écoles cathédrales du sixième au huitième siècle. Maîtres célèbres, 68. — Un primiciev ou un scolastique est souvent préposé aux écoles, 68 Ecoles monastiques de l'ordre des Bénédictins, 69 Le chaut, la musique et les arts libéraux y sont enseignés ; ces écoles sont établies à la fois pour les moines et pour les jeunes laïques, 70. — Les plus célèbres sont : Luxeuil, Fontenelle, Jumiégés, Saint-Médard, etc., etc., 71. — Preuves de l'admission des laïques dans les écoles ecclésiastiques, 72 Nécessité d'une certaine littérature pour l'exercice des charges de la cour, 78. — Écoles particulières pour l'instruction des clercs, 73. — Séparation des laïques et des moines dans les écoles des cloîtres, 74. — Éducatiou des femmes, ^5. — Pendant toute cette époque l'Église agit seule ; les tentatives de Dagobert et de Clotaire; V école Palatine, dirigée par l'archichapelain, ne forme pas réellement une instruction publique, 76. — La liberté absolue règne dans les écoles de l'Église, 77.— Elle se retranche aussi dans les quelques écoles privées qui ont survécu, telles que celles de Viventiole et de Mémor-Félix, 78. — Décadence à la fin du ixe siècle, 79.

II. Seconde époque. — Essais infructueux de Charles Martel, et fondation

de l'abbaye d'Augia la Riche (Reichenau ), 80 Amour de Charles pour

la science, 82. — Trois faits sont à remarquer dans son règne : l'impulsion qu'il donne directement, le secours que lui prête l'Église, les travaux des particuliers, 82. — Enseignement officiel, Alcuin et l'école Palatine, 83. — Élèves de cette école, son enseignement, 85. — L'académie du palais, 86. — Écoles impériales, 87. — Preuves de leur fondation, 89. — L'école de Paris; visite de

Charlemagne, 91 Enseignement ecclésiastique, 92. — Ordonné par les capi-

tulaires, 93. — Les capitulaires, lois faites par le roi sur l'avis et du consentement des assemblées nationales, décrètent l'universalité de l'éducation, et laissent au clergé le soin de la distribuer, 96. — En conséquence de ces lois, les évêques prennent des décisions entre eux ; exemples, 97. — Le roi notifie les avis de l'assemblée aux chefs du clergé ; circulaire adressée à l'abbé de Fulde, 99.— Examen de cette pièce, 102 — L'Église seconde les vœux de l'empereur; effort de Leidrade, à Lyon, io3 ; — de Théodulfe, à Orléans, 104. — Capitulaire de cet évêque, 106. — Canon du concile de Châlons et de celui de Mayence,i07.— Les chapitres de chanoines et leurs écoles, 108. — Les écoles monastiques; éducation littéraire qui y était donnée, ni — Écoles d'Alcuin, à Tours; de Raban Maur, à Fulde ; autres monastères, 112. — Égale admission des enfants de toutes classes, les nobles, 112. — Le peuple, 114. — Les écoles triviales, les unes sont réservées aux oblats, 114. — Résumé de l'œuvre de

l'Église, n5 Action du pouvoir impérial , privilèges d'Osnabrùck, 116. —

Continuation des écoles de Charlemagne sous ses successeurs, 117. — Les maîtres de l'école du palais sous Louis le Pieux, Charles le Chauve, et Louis le Bègue, 118. — Décadence de l'école Palatiue sous les derniers Carlovingiens, 119.— Les écoles impériales se conservent ; celle de Paris est relevée

par Rémi d'Auxerre, et dure jusqu'à la troisième race, 120 — Mais la véritable force des études est dans l'Eglise, 120 Canon du concile de Paris, 121,

— du concile de Valence, 122, — du concile de Tulle, 12'î. — Persévérance de l'épiscopat ; résultats admirables de son zèle à Lvon, à Meaux, à Reims, etc., 125. — Les petites écoles du peuple et des campagnes, 127. — Ecoles des abbayes, Fulde, Saint-Gai, etc., i 28.— Réforme de Cluuy, école de Fleuri, .'29. — Le cercle de l'enseignement s'étend, i3o. — Gerbert, i3x. — Permanence des études, i32 L'Église se passe du secours de l'État, et perpétue l'instruction et le savoir, i34. — Le goût de la science subsiste dans la noblesse, i35. — Le peuple s'ylivre avec ardeur, 137. — Concurrence de tous les établissements, de toutes les méthodes ; liberté absolue d'enseignement, de fondations d'écoles; exemples de cette liberté, Rabau Maur, l'Écossais Clément, i3y. — Une seule restriction est imposée à la liberté; mais cette restriction tient à l'ordre social tout entier et à la loi de l'unité religieuse, 140 Chaque maître est soumis comme chaque citoyen à la surveillance de l'Eglise, dépositaire de l'unité ; le préjugé est en faveur de l'orthodoxie et de la liberté. Affaire de Jean Scott, 142. — Avec le Xe siècle, l'invasion des Normands, le rôle de l'Eglise devient plus difficile et plus admirable, i43. — Les abus se multiplient; abbayes et évêchés donnés en commendes, i44- — Décadence des études, i\S. — Résumé de cette époque, 146.

CHAriTRE m.

L'instruction publique et la liberté d'enseignement depuis le commencement de la troisième race jusqu'à la naissance des Universités .

t. Le xie siècle. — Une ère nouvelle s'ouvre avec le xie siècle ; la renaissance, de 146 à 202. — Des écoles s'inaugurent sous les auspices de la liberté, 147. — L'Église gouverne ses propres établissements, 148. — Les écoles particulières restent indépendantes sous la seule obligation d'être catholiques, 149. — § 1. Ecoles ecclésiastiques. L'Église agit seule ; le pouvoir royal ni la noblesse ne peuvent l'aider, i5o. — En quelques années elle renouvelle la face de la France, i5l. — Maîtres éminents de cette époque : saint Fulbert, etc , i53.

— Écoles de Liège, de Toul, de Lyon, etc., 154. — Lanfranc et les écoles de Normandie, i55 — Les monastères de Fécamp, Saint-Yandrille, Luxeuil, Cluny,etc, 157. — Voyages des maîtres et des écoliers, i58. — Saint Anselme, i5g.

— L'Église favorise la liberté, malgré les écarts de quelques professeurs : histoire de Béranger, 160. — Aucune entrave à l'enseignement, 161.. —

S 2. Ecoles privées. — Permanence et multiplication de ces écoles, i63

Lambert, Drogon , Valram, etc., à Paris, 164. — Mancgold , sa femme et ses filles, i65.

II. Le xne siècle. — L'Église, gardienne de l'unité religieuse, doit veiller à ce que l'enseignement reste dans l'orthodoxie, 166. — Si surtout cet enseignement devient théologique, elle a droit d'exiger qu'on lui demande la permission d'entrer dans son domaine, 167. — § r. Écoles épiscopales et monastiques; elles prennent plus de stabilité, 169. — La charge de scolastique est rendue permanente : une prébende ou des dotations y sont attachées : canon du con-

cile de Latrau, 170 Renommée de ces écoles; celle de Paris, 170. — Écoles

des ordres religieux, des Bénédictins, des Cisterciens, des Chartreux, des Prémontrés, 172.— Zèle des abbés, 173. — Nature de l'instruction , 174. — La

scolastique,ir]ti »§2- Ecoles privées, 176. — Ecoles de grammaire, querelle

des Corni/iciens, 177 Les arts libéraux, 178. — Histoire d'Abailard, 179. —

Rien ne prouve plus complètement la liberté de l'enseignement que la vie entière de ce docteur, i85. — Liberté dans la doctrine, dans la méthode, dans la

concurrence, i8(). — Rivaux d'Abailard, 187 Les maîtres privés se font payer,

tandis que l'instruction ecclésiastique était gratuite, 188. — Aveux en faveur

de la liberté, 188 § 3. La licence d'enseigner. L'Église exige la licence,

mais doit la donner gratuitement. Canon du concile de Latran, 189. — Le pape Alexandre III défend de vendre la science et protège la liberté des maîtres, 109. — §4- Action du pouvoir royal. Les rois encouragent les études, 192. — Robert Ier entretient de pauvres écoliers : fondation du collège de Saint- Thomas du Louvre et de celui des Danois , 193. — Philippe Auguste accorde des privilèges aux écoliers de Paris, 194. — Analyse de sa. charte de concession, 195. — Liberté des écoles juives, 199 — La liberté se retrouve partout , dans les corporations religieuses, militaires et civiles, comme dans les agrégations scientifiques, 199. — Puissance du principe d'association au xiie siècle, 200. — L'autorité royale protège les communautés, 201. — L'association naît de la liberté individuelle, 202. — Résumé, 202.

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