‹ Histoire critique et lâegislative de l'instruction publique et de la libertâe de l'enseignement en FranceChapitre 32 sur 34 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

L'instruction publique et la liberté Renseignement sous la troisième race,— Naissance des Universités. — Première période de leur existence (du xue au xive siècle), de 2o3 à 255.

Deux raisons principales expliquent la force et la durée des Universités : elles sont en conformité avec les éléments essentiels de l'ordre social et elles ne blessent ni les droits de la paternité ni la liberté de la famille, 204. — L'association était en effet la condition de l'ordre ; elle repose sur le secours mutuel, 2o5. — L'unité catholique est garantie par l'institution des corporations d'enseignement, 206. — Quand les maîtres s'unissent et demandent au pape le droit de conférer le pouvoir d'enseigner la théologie, si le pape le leur accorde, c'est une sorte d'exemption de la juridiction de l'ordinaire, 207.. — Du reste si l'Église doune des privilèges, elle ne constitue jamais de monopole en faveur de ses privilégiés, 207. — Le pouvoir civil se contente de reconnaître et de favoriser l'association, mais il ne songe pas à la dominer, 208. — Le clergé, les ordres religieux, les particuliers conservent leur indépendance, 209.

!. Origines de V Université de Paris. — Le studium parisiense en 1200."— Il est pris pour arbitre par Henri II d'Angleterre; il dénonce Amalric, 210. — Premier emploi du mot Universitas. Bulle d'Innocent III , 211. — L'Université

plaide pour la liberté, 212. — Règlement intérieur , 2i3 Statuts de Robert

de Courson, 214, — Le chancelier de Paris cherche querelle à l'Université,

216 Bulles d'Honorius III et de Grégoire IX, 217. — Le pape censure les

docteurs de Paris, 217.

II. Lutte de V Université et des ordres mendiants. — Saint Dominique fonde dans la capitale une maison de son ordre, 219. — Acte entre les Dominicains et l'Université; progrès de l'Ordre, 219. — Etablissement des Franciscains: saint Louis élevé par des religieux mendiants, 220. — Le roi renouvelle les privilèges de l'Université, 220. — Émeutes d'écoliers, cessation des études, 221. — Grégoire IX intercède près du roi; les Dominicains et les Franciscains ouvrent des chaires pendant la cessation de l'Université, 221. — L'Université rentrée en grâce veut les faire fermer. Le pape maintient les mendiants. Bulle qui complète la constitution du corps enseignant, 222. — Sagesse de cette bulle qui consacre et respecte tous les droits, 22D. — Exemption de la juridiction de l'ordinaire, 226. — L'Université est obligée, malgré sa résistance, d'admettre aux honneurs académiques les Dominicains et les Franciscains, 226. — Cessation d'études, querelle avec les docteurs de Saint-Dominique, 228. — Bulle Quasi lignum vitœ, 228. — L'Université condamnée feint de se dissoudre, 229. — Pamphlet de Guillaume de Saint-Amour. L'Université est forcée de céder ; elle donne le bonnet de docteur au Franciscain saint Bonaventure, et au Dominicain saint Thomas, 23o. — Les autres ordres religieux, notamment les Carmes et les Augustius, entrent dans l'Université, qui profite ellemême de sa défaite, 23 1.

III. Concurrence des divers établissements d'enseignement ; origine des divers collèges de Sainte-Catherine, de Constantinople, des Mathurins, des Bons- Enfants, des Prémontrés, du Trésorier, des Cholets , etc., 232 — Rien de plus libre que leur fondation, leur organisation, leur régime intérieur, 234, — Preuves tirées du collège de Sorbonne, du collège de Navarre, etc., 235. — Dans le sein même de la corporation le principe d'élection pour le rectorat était cousacré, 236. — L'Université soutient ses droits contre le roi de France, contre l'officialité et le chancelier de Paris, 237. — Sa liberté est garantie par les privilèges qu'accorde Philippe le Bel , 238. — Fondation d'Universités nouvelles, 23g. — A Toulouse, par le pape Grégoire IX, 240. — A Montpellier, par Nicolas IV, 241. — L'Université d'Orléans, fondée par le pape Clément V, est annulée par Philippe le Bel qui la reconstitue immédiatement, mais qui défend d'y créer des maîtres en théologie pour ne pas déroger aux

droits du saint-siége, 242. — Autres Universités, 243 Écoles du clergé.

Cauou du concile de Latran et statuts d'Innocent III, renouvelés par Grégoire IX, 244. — Preuve de la permanence des écoles cathédrales et des écoles de campagne, 245. — Petites écoles paroissiales, 246. — Peu à peu les écoles cathédrales se réduisent à l'état de maîtrises pour les enfants de chœur ; ces maîtrises sont de véritables petits séminaires, 247. — Maîtrise de Notre- Dame, 248. — Les magisters de village, 249. — Écoles monastiques : exemple, 249. — Enseignement municipal, collèges dans les villes, tels que les Bons-Enfants de Reims, d'Auxerre, etc. Maîtres aux gages des villes ou des seigneurs, 25 i. — Écoles privées, abécédaires, triviales, i5i. — Lettres de recommandation accordées aux maîtres ambulants, 252 Éducation domestique, 253.

t— Chevalerie d'étude, 254. — Résumé.

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