‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne (volume 2)Chapitre 110 sur 200 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

On voulut opëi^er par Dusseklorfet Manlieim;. Clairrayt, plus sage que Cobourg, porta alternativement sa masse sur ces deux points , et remporta des victoires si décisives à Manlieim , et dans les lignes de Mayence, qu'elles forcèrent Tarmëe de Sambre-et-Meuse à repasser le Pxlnn pour couvrir la Moselle, et ramenèrent Pichegru. sous Landau. '.i*)ie t)î

.En 1796, les lignes d'opérations sur le Pdim sont calquées sur celles de. 1757, et celles de Flandre en 1794;, mais obtiennent, comme l'année précédente, un résultat bien dillérent.. Les armées, du Rhin et de Sa«ibre-et-Meuse par-, tent des deu?; extrémités de la base , pour prendre une directiou conçeiîtrique sur le Danube. Elles forment , comme en 1794^ deux lignes exlé-f| rieures. L'arcbiducCbarles, plus habile que Cobourg, profita de la direction intérieure des siennes, pour leur donner un poiiit de concentration., plus rapprocb,é; et saisit l'i^staiitoû le Danube, couvre le, corps deiLatour, \^PW dérober quelques marches à Moreau ,'et jeter toutes ses forces surla droite de Jourdan, qu'il accable j la bataille d e Wurtzbourg décide du sort de l'Allemagne , et force l'armée de Moreau ,. étendue sur une ligne immense, à faire sa retraite. ,

Bonaparte, içUiltalie, commence. sa carrièrç: extraor(]inaire. Son système est d'isoler le^ ar-, mées piémontaise et autrichienne ; il réussit , par

la bataille de Millésimo , à leur faire prendre deux ligues extérieures, et les bat ensuite successivement à Mondovi et à Lodi. Une armée formidable se rassemble dans lé Tyrol, pour sauver Mantoue, qu'il assiège; elle commet l'imprudence d'y marcher sur deux lignes sépai^ées par un lac. L'éclair est moins prompt que le général français ; il lève le siège, en abandonnant tout; se porte , avec la majeure partie de ses forces , sur la première colonne , qui débouche par Brescia , la bat et la rejette dans les naontagnes. La seconde colonne arrivée sur le même terrain , y est battue à son tour, et forcée de se retirer dans le Tyrol pour communiquer avec sa droite. Wurmser , pour qui ces leçons sont perdues, veut couvrir les deux lignes de Roveredo et de Vicence ; Bonaparte après avoir accablé et repoussé la première sur le Lawis , change alors de direction à droite , débouche par les gorges de la Brenta, sur la ligne de gauche, et force les débris de cette belle armée à se sauver dans Mantoue, où ils sont enfin contraints à capituler. -«J '^-^^^x

En 1799, les hostilités recommencent; les Français , punis pour avoir formé deux lignes ex-* térieures en 1796, en ont néanmoins trois , sur le Rhin et le Danube. Une armée de gauche observe le Bas-Pdîin, celle du centre maix:he sur le Danube; la Suisse, qui flanque l'Italie et la Souabe, est occupée par une troisième armée aussi forte

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