CHAPITRE XIV
ment, présenterait aussi moius de ressources pour manoeuvrer; il donnerait au contraire à Tarraée GH, le moyen d'opérer avec plus de succès, puisque la direction de sa ligne CD, la mènerait naturellement sur les communications de 1 ennemi , et que l'espace dont elJe aurait à s'emparer pour les couper , serait moins étendu , par conséquent plus facile à garder par des forces concentrées.
Le théâtre de le. guerre de Prusse et de Pologne dontnoas venons de parler, était absolument semblable à cette figure; les frontières de Gallicie s'étendant jusqu'à laNarew, formaient par la ligne delà Yistule , le côté rétréci BD. La manière dont ZSapoléon embrassa cette ligne à Pultusk et à Eylau , fut absolument la même que celle qui se trouve tracée.
Cependant cette opération offrait aussi ses cliances défavorables; la première fondée sur le peu de confiance qu'on pouvait accorder à la neutralité autrichienne, la seconde sur le grand éloignement de la base des armées, livrant ses communications avec l'Oder à la merci du cabinet de Tienne : il n'eût tenu qu'à celui-ci de mettre , dès cette époque , un terme à ces invasions démesurées. La manoeuvre du général français était bonne ; l'opération de l'homme d'état n'était qu'audacieuse.
Voilà assez d'exemples , j'espère , pour démontrer que la manière d'embrasser un théâtre de
284 TRAITÉ DES GRArs'DES OPÉRATIOXS MILITAIRES.
guerre, se réduit à un Irès-petit nombre de combinaisons découlant du même principe et qui sont,
1° De diriger ses masses njers les points décisifs de la ligne d'opérations j c'est-à-dire sur le centre ^ si l'ennemi a commis lajaute de se morceler , ou sur une de ses extrémités s'il reste en ligne contigwéy
2° Défaire ejffoHj dans ce deimier cas , sur celle des extrémités opposée a un obstacle insurmontable ou qui conduirait sur la communication de V ennemi y sans nous faire perdre les nôtres.