‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne (volume 2)Chapitre 120 sur 200 · CHAPITRE XV. agi · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV. agi

sîstatit particulièrement sur une défense opiniâtre du poste de Bergen.

De son côté , le duc Ferdinand jugea que le seul point attaquable était susceptible d'une résistance vigoureuse, et ne voulant pas remettre le sort de la campagne au résultat d'une action qui lui offrait si peu de chances favorables, il se décida à n'engager d'abord que ses brigades de gauche, sous le prince dlsenbourg, et à les faire soutenir ensuite par le prince héréditaire qui avait passé par Bischofsheim pour tourner l'ennemi* La droite, sous le général Grandby, fut refusée* Ce mouvement commença à dix heures. Dès que le duc de Broglie s'en aperçut, il fît porter, en avant de Bergen , les 6 bataillons français et les 4 bataillons suisses, qui s y formèrent à Tins* tant où les grenadiers hessois attaquaient avec vigueur : ce combat dinfanterie fut meurtrier , et continua , sur le même terrain , jusqu'à l'entier épuisement des munitions.

Sur ces entrefaites, la division du prince héréditaire longeant le bourg adroite , allait déborder le flanc gauche du corps français qui le défendait, à l'instant où le prince d'Isenbourg, le faisait plier. Le moment était décisif : le duc de Bro-^ glie fit soutenir les troupes, en avant de Bergen, parle régiment de Beauvoisis, et conduisit , eu même temps, celui de Rohan sur la droite dit' prince héréditaire, tandis que deux régimens da

292 TRAITE DES GRAjVDES OPERATIONS MILITAIRF.S.

centre bordaient la gauche des Hessois. Cet eiïbrt simultané , exécuté à l'instant où le prince d'Isenbourg venait d'être tué , força les alliés à un mouvement rétrograde. Les régimens de Rqlian et de Beauvoisis, qui s'abandonnèrent trop vivement à leur poursuite , furent chargés et entamés par la cavalerie, que le terrain avait, jusqu'alors, empêchée d'entrer en action.

Le duc n'avait été que repoussé , et rien n'était perdu s'il eût attiré les Français hors de leur position; il se retira dans ce but, d'abord dans le vallon où l'armée sétaitformée le matin, puis reparut bientôt après sur la hauteur , faisant quelques démonstrations contre Wilbel et le corps saxon , tandis qu'à la gauche il engageait une vive canonnade. Mais le duc de Broglie , inébranlable , se borna à poster sa réserve de manière à soutenir les deux ailes au besoin, en sorte que son adversaire fut obligé de regagner dans la nuit , sa position de Wiudeken.

Les suites de ce combat n'offrent rien d'important. Le comte de Saint-Germain joignit l'armée le lendemain , sans que ce renfort pût déterminer le duc de Broglie à changer de rôle et à poursuivre ses succès. Bien que le duc semblât Yj provoquer en faisant mine d'assiéger le château de Marbourg avec le corps du général llardenberg. Broglie, fidèle à son système, inquiéta seulement les arrière-gardes , et, après quelques escarmou-

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