CHAPITRE XV
clies voyant que le duc cantonnait son armée, aux environs de Fritzlar, établit la sienne, derrière la Lahn.
Le marquis de Contades , était encore à Paris , lorsqu'on apprit lanouvelle du combat de Bergen; il en partit, dès quil eût reçu ses dernières instructions, et arriva à Creveldt le 4 mai. Son premier soin fut de jeter un pont sur le Rliin , entre Wesel et Rhées , pour donner le cbange à l'ennemi, tandis que l'armée se rassemblait, près de Cologne et de Dusseldorf. Ce mouvement attira l'attention du duc Ferdinand sur la Westplialie; car ce prince ne laissa au général Imhof que 12 mille hommes , pour couvrir la Hesse, et se porta en toute diligence à Lipstadt.
Le marquis de Contades savait maintenant , par expérience , que l'établissement d'une double ligne d'opérations sur la Lippe et sur le Mein , n'était pas propre à donner de grands avantages; il paraissait évident que Ferdinand, maître des places de Munster, Lipstadt et Hameln, pouvait envisager sans crainte les progrès momentanés de l'armée française de Westphalie , et profiter de la position centrale de Fritzlar etCassel, pour opérer successivement contre celle des deux qui lui offrirait les chances les plus favorables. Il résolut donc d'agir en masse par la Hesse , en descendant le Weser, afin de forcer les alliés à repasser ce fleuve , et à évacuer ainsi îa Westphalie ,
dont le duc d'Armentières aurait pris possession en assiégeant Munster avec 25 mille hommes.
L'armée française partit,. le 20 mai, de ses quartiers , pour se rassembler à Giesen ; elle occupait , le 3 juin , les positions suivantes :
82 bat. 54 escad. à Marbourg.
18 — 3i — réserve sous le duc de Broglie,
sur THom, vers Hombourg.
19 — 20 — sur le Bas-Rhin , aux ordres
du duc d'Armentières.
7 r— » — à Francfort et Hanau. 3> — 20 — carabiniers et gendarmes ,
sous le général Poy anne , à
Cologne , devant se réunir
à Tarmée.
126 125 non compris quelques corps
francs ou légions.
Ferdinand voyant les projets de son adversaire aussi prononcés, chercha à gagner du temps pour réunir ses troupes; et, dans cet espoir, il poussa le prince héréditaire, avec 3 mille hommes, en partisans surDusseldorf, afin de dopner aux Français des incpiiétudes sur leurs communications et leurs mngnsins. Mais ce faible moyen eut le résultat que ] on devait en attendre : tandis que le duc rassemblait ses forces au camp de Werle, le mar-