‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne (volume 2)Chapitre 137 sur 200 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

lignes déployées , ce placement doit entraîner une défaite, puisque la victoire dépend du maintien delà ligne; or tous les généraux savent aujourd'hui si l'on trouve, dans la cavalerie, la force et la stabilité nécessaires à la défense d'une position décisive en première ligne.

Les inconvéniensd'un ordre pareil seront donc d'autant plus grands que la ligne sera longue , et la cavalerie plus étendue. La raison en est, que l'intervalle laissé au centre par la cavalerie ronapue étant plus considérable, renne mi pourra facilement accabler une des ailes dinfanterie avant que l'autre soit en mesure de la soutenir. Les positions, le terrain, les circonstances détermineront celle qu'il conviendrait d'attaquer.

On verrait se reproduire les mêmes inconvéniens si une armée était attaquée par une 6xti*émité de sa ligne , en ordre oblique ouvert, ainsi que Frédéric le fit à Leutben. (J^^oyez chap. VII.^ Lextrémité attaquée composée d'infanterie seulement, ne pouvant être soutenue par sa cavalet'\e , ni par lautre extrémité de l'infanterie , serait incontestablement culbutée , si l'ennemi employait contre elle les trois armes en forces supérieures. Et que deviendrait cette aile d'infanterie, si l'ennemi profitait des avantages naturels de l'ordre oblique ouvert, pour la faiï-e déborder rapidement par une masse de cavalerie qu'on |)lacerait en colonne à droite ou à gauche de l'iii^

fanterie? Je crois donc que si les circonstances exigeaient la présence de quelques escadrons en première ligne, il vavidrait mieux les disposer en colonnes dans les intervalles du centre et des ailes , ce qui les rendrait disponibles pour charger, sans nuire à la solidité de la ligne.

Opérations après la bataille de Mbiden.

La retraite du marquis de Contades, au-delà du Weser, procura plus d'avantages aux alliés que la victoire même. Cette retraite fut prématurée, car Tarmée française pouvait tenir dans le camp de Minden , qu'elle avait gagné en assez bon ordre, et la présence du prince héréditaire, à Goofeld, ne devait pointTinquiéter, puisqu'après la prise de Munster, le duc d'Armentières s'était porté entre Lipstadt etPaderborn , et que la division Chevreuse occupait Bielefeld. Mais le marquis craignit que Ferdinand ne renforçât le corps du prince héréditaire pour attaquer celui d'Armentières, et ne le prévint à Cassel, qui renfermait ses dépôts et couvrait ses communications. En effet , le marquis d'Armentières dut partir , le 3 août, pour la Hesse, et prit position, le lo, à Warbourg, après avoir jeté des renforts dans Munster et Wcsel ; l'armée française marcha, le 4, àHaslenbeck; le duc de Broglie fut détaché, le lendemain, avec 26 bataillons et 36 escadrons,

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