CHAPITRE XV
ter, détacha le général Imliof avec 6 uiille liommes en Westphalie. Aussitôt que le maréchal de Contades en fut informé, il envoya d'Armentières à Wesel pour y prendre le commandement de quelques régimens qui venaient de France , et en former, avec les garnisons , un corps assez nombreux pour secourir cette place. Ce moyen réussit. Imhof retardé par les pUiies, n'ayant commencé le siège que le 3 septembre , fut obligé de le lever devant le marquis d'Armentières, et de se retirer , le 6 , à Telligt.
Ferdinand, informé que le corps de Fischer était à Obervetter, séparé de Farmée française par la Lahn, chargea le prince héréditaire et .Wangenheim de l'enlever le 27 août. Le poste d'Obervetter, situé dans une espèce de presqu'île, et entouré de rochers , avait paru si fort , que ce partisan, le jugeant inattaquable , se garda mal; Wangenheim ayant gravi les hauteurs escarpées et rocailleuses qui appuyaient le flanc gauche , tomba inopinément sur les ennemis. Fischer se fit jour avec quelques braves; une partie de son corps se sauva; 400 hommes furent pris ou tués. Cette surprise procura aux alliés les moyens de gagner l'extrême gauche de l'ennemi, et de le forcer à quitter son camp retranché ; le prince héréditaire prit position à Wetter, vis-à-vis du duc de Broglie , Farmée campa entre Melnau et Amenau. Broglie resté seul siu^ la droite de la
Laliu , craignant d'être accablé , repassa cette rivière, et se retira le sgparMarhourg.
Le 2 septembre le prince héréditaire et Wangenbeim passèrent la Labn près deGosfeld; la légion de Luckner surprit un poste avancé près d'Oberwaimar, et lui lit perdre 5oo hommes; le général Wangenheim s y établit , et le prince héréditaire marcha à Aima, poussant des partis sur îlohensolms ; Ferdinand rapprocha alors le prince de Bévern de Marbourg , et plaça le duc de Holstein à Schwarzenborn.
Ces mouvemens décidèrent enfin le maréchal de Contades à quitter, le 4, sa bonne position de Gros-Seelheim, pour se retirer sarMunzlar : dès qu'il fiit parti , les alliés sommèrent le château de Marbourg; mais le colonel Duplessis força le duc à l'assiéger. L'armée française , loin de chercher à sauver ce poste, continua son mouvement rétrograde et campa vers Giessen. Broglie derrière la Labn près de Dudenhofen , couvrant Wetzlar. Ferdinand , de son côté, vint successivement camper, le lo septeiubre à Oberwaimar , le i8 à Salzboden, le ig à Krofdorf; le corps de Wangenheim occupa les hauteurs vis-à-vis de Wetzlar.
Les deux armées restèrent quelque temps dans ces positions, parce que les alliés étaient éloignes de leurs magasins , et voulaient attendre la reddition de Munster; d'un autre côté , le maréchal de Contades ne pouvait se retirer plus loin sans