‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne (volume 2)Chapitre 140 sur 200 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

abandonner ]a rive droite du Meia , et peut-être même celle du Rhin.

Le duc d'Armentières , après avoir ravitaillé Munster, le 12 , s'était relire sur le Rhin, et le général ïmhof avait repris le blocus où il reçut ^quelques renforts; Tarlillerie de siège n'arriva qu'au commencement de novembre , et la tranchée fut ouverte dans la nuit du 8 au g. Le commandant lit de fréquentes et heureuses sorties; en vain d'Armentières voulut revenir à son secours ; il trouva Imhof si bien posléàRoxel , qu'il fut obligé de retourner sur ses pas : la place capitula enfin le 21 novembre : la garnison obtint sa libre sortie , juste récompense de la valeur qu'elle avait déployée.

Sur ces entrefaites , il ne se passa rien de bien important dans les armées, stationnées aux environs de Giessen. Le duc de Broglie remporta, il est vrai , une victoire ; mais son champ de bataille fut la cour , et son adversaire le maréchal de Gontades , qui rappelé , lui laissa le commandement de l'armée.

Les affaires n'en allèrent pas mieux; le nouveau général manœuvra avec des détacheinens pour donner des inquiétudes et couper les communicatîojis.ha division portée sur Marbourg échoua ; le duc de Wurtemberg, qui devait occuperFulde avec 10 mille hommes , afin de couper les alliés de Gassel , ayant pris une mauvaise position , avec

la ville et la rivâère à tlos , le prince héréditaire de Brunswick fut chargé de l'attaquer; le corps surpris en quelque sorte se retira avec précipitation par la ville , mais il fut si vivement poursuivi qu'il n'eut pas le temps de se reformer. Une partie de l'infanterie et de la cavalerie s'échappa; 3 Jjataillons de grenadiers Wurterabergeois , furent forcés de mettre bas les armes. Le duc de Broglie se voyant alors menacé sur son flanc droit, abandonna le camp de Rlein-Linnes, et se retira entre Friedberg et Butzbach , laissant une garnison dansGiessen, qui fut investi. Les armées baraquèrent ne pouvant camper à cause de l'extrême rigueur du froid.

Ferdinand fut alors obligé d'envoyer un renfort de i3 bataillons et 20 escadrons au roi de Prusse, dont les afïaires avaient pris une mauvaise tournure en Saxe, depuis les combats de Maxen et de Meissen; cet incident engagea le duc de Broglie à profiter de sa supériorité pour sauver Giessen. A cet effet, il résolut de porter le duc d'Armentières avec le corps du Bas-Rhin sur la droite, et celui du duc de Wurtemberg sur le flanc gauche des alliés, pendant qu'il les attaquerait lui-même de front sur Giessen, et que le marquis du Voyer se porterait à Limbourg pour se lier au duc d'Armentières. Après quelques môiivemens insignifians, les alliés levèrent eliéctivement le blocus de Giessen, et Ferdinand,

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