CHAPITRE IX
tl semble difficile fie comprendre comment 4o à 5o mille hommes de dilFéreutes nations , triomphèrent de deux corps formant une masse de 90 mille combattans, aguerris ethien organisés; mais cela s'explique naturellement par lincohérence et la lenteur des mouvemens de ces deux corps.
Opérations des Français depuis le passage du Rhin.
Contades ne devait ses succès qu'à l'insuffisance des moyens du duc Ferdinand, et ils eussent été bien peu importans si les évéchés de Paderborn , Munster, Osnabruck et Hildesheim étaient restés au pouvoir des alliés.
Il parait que l'objet essentiel de ce général, fut de conserver ses communications avec le prince deSoubise (1). Il quitta le camp de Wesel, le 19 août, et alla camper successivement à Schermbeck et Recklinghausen. La division Saint- Pernfut portée à Luhueu, pour éclairer et couvrir le flanc droit; celle du duc de Chevreuse campa vis-à-vis de Haltern, afin de couvrir Taile gauche. Soubise reçut ordre de quitter enfin la
(i) Tel est le résultat nécessaire d'une ligne d'opérations double sur une seule frontière; un des corps principaux est presque toujours inutile , ou en danger d'être battu , pourquoi donc en faire deux, puisqu'on est ensuite embarrassé d'effectuer leur réunion? 2. 4
5o TRAITî': DES GRANDES OPERATIONS MILITAIRES.
position de Zweeren , pour se diriger sur Lipstadt.
Ferdinand jugeant par les mouvemens de Contades, que celui-ci projetait de donner, à ses deux corps d armée, une direction concentrique sur Lipstadt , détacha le général Oberg avec 7 bataillons et 10 escadrons , pour couvrir la place et arrêter les progrès de l'ennemi; le général Zastrow devait le soutenir, et couvrir, en même temps, les magasins de Wahrendorf. D'un autre côté , le prince d'Isenbourg , renforcé de quelques chasseurs hanovriens , avait occupé de nou- ■VeauGoettingen,etmarché,le9septembre,d"Eirabeck à Mohringen. Les deux armées principales s'observaient toujours sur les bords de la Lippe; celle de Fraiice fut renforcée d'un corps de 12 régimens Saxons qui avaient abandonné les drapeaux prussiens , et dont le prince Xavier , qui •prit le titre de comte de Lusace eut le commandement.
Quoique Soubise fut très-supérieur au général Oberg , dès qu'il apprit son arrivée, il renonça à son projet de marche sur Lipstadt, résolut de faire des incursions dans l'électorat de Hanovre , et de surprendre le corps du prince d'Isenbourg. La vigilance de celui-ci ne fut pas mise en défaut; il attira à lui la garnison de Gœttingen , et transporta son camp à Eimbeck , d'où il se rapprocha de Tîameln.
Oberg fit mine de passer le Weser , et de se