‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne (volume 2)Chapitre 21 sur 200 · CHAPITRE IX* 5l · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX* 5l

porter au soutien du prince dlsenlîourg ; mais 3e duc Ferdinand trop habile pour ne pas profiter de la faute que Soubise avait commise , en laissant sans dëfense Cassel , qui renfermait tous ses dépôts ; prescrivit à Oberg de redoubler ses démonstrations de passage du Weser , et de se diriger brusquement sur cette place , afin de l'enlever. Cette division marcha , le 1"^, à Paderborn, tandis que celle de Zastrow se réunissait au prince d'Iseubourg, à Koppenbrugge. Un pont fut jeté à Holzminden, pour simuler un passage ; mais Oberg se dirigea sur Warbourg , où il arriva le 20. Si de là il se fût porté vers Cassel en une marclie forcée , il n'eût trouvé dans le camp retrauclié qu'un détachement préposé à sa garde; il n'y arriva que le 26, et remit Tattaque au lendemain , sans doute afin d'attendre le prince d'Isenbourg, qui était en marche pour le i^j oindre.

Le 2^ au matin , la brigade suisse de Waldener et celle de Bentheim entrèrent dans la place , suivies par l'a vant-garde de Soubise; le reste de son armée , arriva le 28. Oberg ayant été joint, le 27, par les corps d'Isenbourg et de Zastrow , campa avec i8 bataillons et 22 escadrons, la droite sur les hauteurs en arrière de Harthausen , la gauche sur celles de Munchoff.

Soubise ne croyant pas ses forces suffisantes pour résister à un adversaire inférieur , demanda

tdâ TRAITE DF,S GRANDES OPERATIONS MILITAIRES.

des secours à M. de Contades, qui, pendant tout ce temps, était resté tranquillement à Rechlingausén. Le maréchal détacha 3i hataillons et 34 escadrons sous les ordres des lieutenans-généraux Chevert et Fi tz- James , afin de renforcer l'armée de ïlesse , et se porta lui-même , le 7 octobre à Hamm , d'où il dirigea à Soest une forte division sous le duc de Ghevreuse. Le but de ce mouvement était sans doute une tentative sur la place de Lipstadt, nécessaire aux Français pour rétablissement de leurs quartiers d'hiver.

Soubise , ayant reçu ses renforts , attaqua le général Oberg établi à Luternberg , dans une position trop étendue , formant potence , et dont la gauche était facile à tourner. Je ne pourrais entrer dans les détails de ce combat, sans dépasser les bornes de mon ouvrage; je dirai seulement que Soubise combina assez bien cette attaque, en dirigeant le corps de Chevert sur cette aile gauche; mais il aurait pu tirer un plus grand parti de sa supériorité , s'il ne fût pas resté dans l'inaction avec la majeure partie de l'armée à JXordheim, tandis que les corps de Broglie et de Chevert se trouvaient engagés dans un mouvement qui pouvait leui' devenir funeste. L'intrigue et lintéiêt particulier contribuèrent au salut d'Oberg , qui , inquiété dans sa retraite, eut grand tort de s'engager ayant la Fulde sur un flanc et la

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