‹ Histoire critique et militaire des guerres de Frédéric II, comparées au système moderne (volume 2)Chapitre 22 sur 200 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Werra à clos; sa ruine paraissait inévitable,- et il en fut quitte pour la perte de 1,210 hommes et 38 pièces de canon.

Dès que Ferdinand fut informé de cet événement , il résolut de manoeuvrer sui-le-cliamp poursopposer àla réunion des deux armées françaises , et empêcher celle de Soubise défaire des progrès dans Félectorat de Hanovre (1).

Nous avons vu précédemment que Chevreuse avait été détaché , avec une forte division , à Soest, pour communiquer avec Soubise , et préparer l'investissement de Lipstadt. Le duc Ferdinand, dans l'intention de surprendre cette division,partit de Munster, le i5, etmarcha, avec une si grande rapidité , par les bois de Telligt , qu'il arriva près de Lipstadt le 17. L'avant-garde renforcée passa la Lippe à Benninghausen , et marchant le lendemain sur deux colonnes , arriva à Soest au point du jour ; mais Chevreuse , informé de son approche , se retira à temps ; on ne put lui faire que 260 prisonniers. L'armée vint ce jourlà, à Benninghausen, et le 19 à Soest; Tavantgarde se porta, à Werle.

(i) Cette manœuvre du duc Ferdinand prouve les défauts du plan français, et ceux de toute ligne d'opérations double contre une simple. Si les efforts du duc tendaient à tenir les armées françaises sépa,rées, c'est que cet état d'isolement lui convenait; dès-lors c'était un vlc« dans le plan de ses adversaires.

La nouvelle de ce mouvement causa au m.aréchai de Contades quelques inquiétudes sur le sort de la division Clievert , qui avait quitté le prince de Soubise après le combat de Luternberg , pour revenir à Tarmée. Le maréchal partit alors de Hamm , le 19 , et marcha à Wambeln ; d'Armentières fut porté à Werle ; le prince héréditaire se retira à Klosterparadis.

Ferdinand partit de Soest le 21 , se rapprocha de ia Lippe, et pritTexcellente position d'Hovestadt, où il fut joint , le 22 , par le corps d'Ober^.

Contades, ne pouvant espérer de prendre ses quartiers d'hiver au-delà du Rhin, tant que le duc conserverait cette position, résolut de tenter un coup de main , et de s'emparer de Munster , sur les derrières de l'ennemi ; d'Armentières fiit chargé de cette entreprise , et passa la Lippe à Lunen avec 17 bataillons et 26 escadrons. S'il eût réussi, l'armée alliée, menacée sur un de ses ilancs et sur ses derrières , se serait vraisemblablement retirée sur le Weser , et eût abandonné Lip^adt à ses propres forces : les communications avec le corps de Soubise auraient été rétablies , et les Français à même de prendre leurs quartiers d'hiver dans l'évêché de Munster, la Westphalie et la Hesse.

D'Armentières parut devant Munster , le 25 octobre; mais le général Kielmanseg s'y étant jeté avec 3 bataillons et 4 escadious , il fallait se ré-

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