CHAPITRE X
Opérations du roi sur la ligne de gauche ; prise de Schweidiiitz ; invasion de la Moravie j operations du prince Henri en Saxe, sur la ligne de droite ; • i ge d'Olmutz ; retraite du roi par la Bohême (i).
JLjes Autrichiens, évacuant la Silésie , après la bataille de Leulhen, avaient conservé Schweiclnitz, que le général Thierheim défendait avec 8 mille hommes. La place fut mise par ses soins dans le meilleur état de défense, et comme il s'aperçut que c'était, à l'isolement de ses ouvrages , qu il fallait attribuer sa perte, il les lit lier par un fort rempart, avec des bastions et des courtines. Le i5 mars, Frédéric partit de Breslau pour joindre l'armée destinée à couvrir le siège, et qui
(i) Si nous présentons ,<}ans ce cliapitre, des détails minutieux sur les opérations du loi, c'est moins pour leur donner un intérêt historique, que pour développer à nos lecteurs toutes les combibinaisons de marches et de campemens usités à cette époque.
se trouva réunie le même jour près de Landshut: cette armée était composée de 43 bataillons et 65 escadrons. Le général Fouquet , chargé jusqu'alors du blocus, en fit la remise au général Treskow, et partit avec i6 bataillons et i5 escadrons , pour expulser les Autrichiens du comté de Glatz.
Le corps de siège était de i8 bataillons et 35 escadrons incomplets. Le dépôt d'artillerie à Jauernick, le parc à Sabisclidorf. La tranchée fut ouverte dans la nuit du i" au 2 avril, contre un des forts. Le colonel Balby, qui dirigeait cette opération, ayant proposé quelques jours après de tenter l'escalade, le roi y consentit, et envoya à cet effet les grenadiers de Diringshofen et de Benkendorf. Ces bataillons , et lestroupes destinées à les soutenir , furent réunis dans la tranchée , le 1 5 avril au soir, et divisés en trois corps : une partie des deux premiers devait longer la Schw^eidnitz , tandis que le reste contiendrait l'ennemi , et Fempêcherait d'envoyer du secours. Le fort fut enlevé en moins d'une demi -heure; le gouverneur étonné, capitula , et la garnison mit bas les armes.
Frédéric ayant terminé cette entreprise aussi promptement , n'avait que deux partis à prendre , celui de défendre ses états, ou d'envahir les provinces autrichiennes. Nous avons déjà observé que le système défensif ne convenait point dans