CHAPITRE X
rranconie, et la mettre à contribution. 11 détacha à cet effet le général Driesen sur Bamberg , avec deux bataillons et i5o hommes tirés de chaque régiment. Bamberg fut fortement imposé ainsi que le reste du pays , et le grand magasin enlevé , vendu ou détruit. Ce mouvement du prince était hasardé; l'armée confédérée campée à Saatz aurait pu dans deux ou trois marches , se jeter par Pasberg , entre lui et le général Tlulsen , les accabler ensuite séparément , et couper le prince de toutes ses communications ; mais les généraux des cercles laissèrent paisiblement mettre leurs provinces à contribution. Le prince effrayé cependant du danger qu'il courait , fit marcher Hulsen à Tschôpau , renforcé par la division Assebourg. Une telle mesure n'eût servi qu'à aggraver le mal , si on avait eu affaire à d'autres hommes; heureusement l'armée combinée parut décidément vouloir se borner à défendre la Bohême, jusqu'à ce que la tournure des affaires en Moravie fut prononcée; ce système s'accordait fort mal avec le titre menaçant d'armée d'exécution de l'empire , qu'on lui avait donné.
Après quelques affaires , dont la plus importante fut la destruction d'un carré d'infanterie autrichienne , par les hussards de Zekuli , le prince fit revenir le général Driesen de Bamberg, se réunit au corps de Hulsen , et porta le général
Jtzenplitz sur Zwickau , avec 8 bataillons et 9 escadrons , pour observer le général Dombasle , qui était enfin arrivé de l'armée de Westplialie, et menaçait d'envaliir le Voigtland; cette position du général Jtzenplitz avait encore pour but de couvrir le flanc droit de Tarmée , alors composée de 21 bataillons et de j^o escadrons. Le général Knoblocli fut ensuite porté à Freyberg avec trois bataillons , pour couvrir la communication de Dresde. Les années restèrent dans leurs positions jusquaii milieu de juillet. Et avec des ennemis guidés par un sy tème semblable il n'était pas difficile au roi de défendre ses états.
Siège d'Olmutz. Opérations de Daun pour le faire lei^er.
Nous avons laissé les affaires devant Olmutz, au moment où le général Fouquet arrivait le 16 mai vers cette ville, avec tout l'attirail nécessaire pour en faire le siège, et les 16 bataillons destinés à cette opération.
Le maréchal Reith vint prendre ensuite le commandement de ce corps. Le roi s'y rendit bientôt lui-même, inspecta lès ouvrages, etdonna ses ordres. Une division investit aussitôt la place du côté de Prosnitz , et s'étendit de manière à embrasser tout le terrain. La droite appuyait à la Morava , ayant îNeustift devant son front , et JSim-