CHAPITRE XII
banclonner la partie, le bataillon de Kleist sévit accablé vers Koditz et forcé à meltre bas les armes. La seule compagnie de cbàsseurs parvint à se faire jour.
Alors les Autrichiens tombèrent, avec toutes leurs forces , sur les grenadiers de Wangenkeim et de Hejden qui se retirèrent sous un feu continuel, et se placèrent sur les hauteurs, en arrière de Rodewilz , à côté des autres bataillons qui s"y étaient de nouveau formés; la grande batterie de 22 pièces fut ainsi abandonnée aux. Autrichiens, sans quil y e^it moyen delà sauver. Ce fut le dernier succès du duc d Ahremberg , comme la prise de Hohenkirch fut le nec plus ultra du maréchal Daun. Le premier se forma sur le terrain où la gauche des Prussiens avait été établie, et, au lieu de chercher à pousser ses avantages, il resta paisible spectateur de la savante retraite du roi.
Le prince de Dourlach devait attaquer le corps du général Retzow. Celui-ci , d'un autre côte , reçut Tordre de venir joindre le roi. Au moment où il allait l'exécuter, le prince de Lowensteiu parut avec 4 bataillons et 3 régimens de cavalerie sur son liane gauche, qui appuyait à Krischau; le prince de Wurtemberg traversa ce village à la tète des dragons de Bareith et des hussards de Werner, chargea la cavalerie autrichienne, et la ctdbuta en partie dans un marais. Quoique cet
l82 TRAITÉ DES GRANDES OPBlRATJONS MILITAIRES.
événement déjouât les projets deTennemi , celuici réussit néanmoins à empêcher le général Retzow de se porter promptement au secours du roi. Ce général accéléra sa marche autant cpi'il le put, et se retira d'ahord derrière la rivière de Lœbau. Le prince de Wurtemberg prit les devants avec 4 bataillons et i5 escadrons: il fut attaqué au passage, près de Nehern , par le général Buccow^ et 2 régimens de culiassiers, qu'il repoussa; il fut également inquiété par les 7 bataillons détachés du corps de Dourlach; mais il ne s'arrêta point Trop faible cependant pour percer la ligne ennemie et arriver à l'aile gauche du roi , il fit un détour et se dirigea sur la plaine de Burschwitz. Lorsque le prince y parvint , il aperçut la cavalerie de l'armée de Daun qui se mettait en devoir de gagner le liane droit du roi, et de se porter sur Belgern , où se trouvaient tous les bagages de larmée ; en conséquence, il prit sur le ilanc gauche de celte cavalerie, une position fpii la força de se retirer sur Steindorfel. Le prince posta alors ses 4 bataillons sur les hauteurs de Dresa , et se réunit ainsi avec l'aile droite de l'armée, qui était en mesure de faire tète à lennemi. Sur ces entrefaites, le général Retzow avait continué sa marche et passé la Lœbau à Graditz; les troupes légères du prince de Dourlach et le corps du prince de Lowenstein le poursuivirent bans succès. Ce général plaça un bataillon et 2