CHAPITRE Xil. l
pièces de 1 2 au déiilé de Regemuhl; 4 ^^^t^iï^o^s occupèrent les hauteurs entre Kannewllz et Wnrschen. Le prince de Dourlacli voulut alors renouveler ses attaques; mais il fut forcé de se retirer sur Weiche.
Dès que Pvetzow eut passé la rivière deLœbau, et que les parties de Tarmée se trouvèrent de nouveau liées, le roi ordonna, la retraite. Elle fut effectuée avec un ordre si imposant, que Dauu ne se hasarda pas à l'inquiéter; il est vrai que ses régimens étaient tous pêle-mélc et dans la plus grande confusion, et que d'un autre côté, calculant sur la vigueur des attaques isolées des régimens prussiens , les suites que pourrait avoir une nouvelle tentative de l'armée réunie , il désirait ardemment de la voir en retraite. Pour couvrir ce mouvement rétrograde , Frédéric plaça la cavalerie avec de grands intervalles dans la plaine , entre Krechewitz et Belgern les bagages défilèrent derrière sa ligue, parle débouché de Dresa; linfanterie suivit, traversa Burschwitz et Petit-Bautzen, et prit une nouvelle position sur les mamelons nommés Spitzbergen (i). Huit ba-
(i) Par une circonstance remarquable, ce fut sur le même terrain et par une manœuvre semblable que l'armée alliée exécuta sa belle retraite de Baulzen , en i8i3. Il est vrai qu'elle fut bien facilitée jur lin faux mouvement de la gauche des Français j néanmoins, xi
l84 TRAITÉ DES GRANDES OPERATIONS MILITAIRES.
taillons de Faile gauche furent détaches pour renforcer riufanterie du général Retzow , dans le cas où il eût été serré de près par l'ennemi.
Dès que le roi eut pris cette posilion , le général Pietzo^v se retira par Kannewitz, et en prit une en arrière de Belgern , où il posta les bataillons francs. Il marcha delà par Klein-Bautzen etBurschwitz, laissant 3 bataillons en arrière-garde, dansle retranchement des Suédois. La cavalerie, qui avait couvert tous ces mouvemens, restait encore et devait traverser ces villages que le roi fit prudemment occuper par 2 bataillons. Lorsqu'elle les eut passés dans le plus grand ordre , l'arrière - garde du général Retzow évacua aussi le retranchement des Suédois , et forma celle de toute l'armée. Cette manœuvre , exécutée avec sang-froid et fermeté, en imposa tellement à 1 ennemi, que l'armée arriva dans son nouveau camp-, sans être inquiétée.
.jlJLie roi s'établit sur les mamelons de Spilzbergen , le front couvert par un ruisseau qui
traversç les villages de Burschwitz, Klein-Bautzen et Preititz; l'aile gauche et son liane garantis par une chaîne détangs qui sont entre Preititz et
Malchewitz. L'aile droite , couverte par la Sprée,
faut rendre justice aux généraux Bardai et Klcist, dont la Lonne contenance coB^rë des forces doubles , sauva ]?s alliée d'une grande déiahe, ■>' '