CHAPITRE IX
îemur à se retirer de Calcar à Xanten. Le pont fut levé et remonté jusqu'à Rées, pour accélérer la jonction des troupes qui se trouvaient encore sur la rive droite du Rhin. Du camp de Clèves l'armée se porta à Goch , et l'avant-garde poussa des partis sur Wesel , Gueldres et Wenlo.
Le comte de Clermont ne songeait à se garantir d'une défaite totale , qu'au moment où il avait tout à craindre des suites de son imprévoyance. Il expédia ordre sur ordre aux troupes qui étaient entre la Meuse et le Rhin , de marcher en avant , et de se réunir à Rhinberg , on il établit son quartier-général. Ferdinand ne crut pas devoir l'y attaquer, parce que la moitié de ses forces campait encore sur la rive droite du fleuve.
Les généraux Sporken et Wutgenau se réunirent enfin à l'armée. Le général ImhofT resta , avec un détachement, à Meer, pour couvrir le pont de Rées , et observer la garnison de Wesel. Le général Wangenheim occupait Kaiserwerth avec 4 bataillons et 4 escadrons.
Le duc calculant que l'armée ennemie pouvait être rassemblée le lo , marcha le même jour à Sonsbeck.
L armée française campait , l'aile droite au Rhin et la gauche au canal de Gueldres : occupant les hauteurs de Closterkamp. Le duc reconnut cette position , mais sans la juger parfaitement , parce qu'elle était couverte par un terrain fourré.
Le jour suivant , l'armée alliée campa à Issum,' Spoi ken occuj.a les bailleurs cVA'j eu , et le duc de Holsteiu couvrit le ilanc droit entre Issum et Hetgen , en s'eraparant du pont sur la Swaath.
Le comte de Clermont , qui n'avait pas la théorie raisonuée de son métier , était tourmenté par des inquiétudes continuelles , et hors d'état de prendre un parti décisif; il changea aussitôt sa position, retira sa gauche sur les hauteurs eu avant de Rhinberg , de manière quelle fut couverte par le canal de Gueldres, prolongea sa droite au-delà de Millengen , et porta le corps du marquis de Voyer à Closterkamp. Cette position ne remplissait aucune de ses vues; elle ne couvrait pas un pouce de terrain , et par une seule manoeuvre contre son liane droit, le comte était exposé à perdre ses magasins du Haut-Rhin. Sil avait été battu dans cette situation , il ne lui serait resté dautre parti que celui de se jeter sur Wesel , en perdant ses communications avec l'armée du Mein et tous ses dépôts. Le cana| de Gueldres, au lieu de couvrir son flanc, lui aurait été funeste si lennerai se fut emparé de Closterkamp , et eût établi un corps visa vis de ce liane.
Le succès du combat dépendait du poste de Closterkamp , si éloigné de 1 armée qu on ne pouvait le soutenir efiicacemeut , et quel ennemi s'y serait facilement établi. Une armée qui est for-